Des centaines de lycéens ont manifesté mardi pour la deuxième journée consécutive en Haïti pour réclamer le départ des sans-abri qui occupent leurs établissements depuis le séisme du 12 janvier.

AGENCE FRANCE-PRESSE

De nombreux lycéens en uniforme ont manifesté à Port-au-Prince devant le ministère de l'Éducation et lancé des pierres contre le bâtiment détruit lors du séisme qui a fait 1,3 million de sans-abri.

«Nous exigeons la reprise des cours», scandaient les manifestants.

Lundi, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et de tirs d'intimidation pour disperser une manifestation de lycéens, faisant des blessés légers. Mardi, le ministre de l'Éducation Joël Desrosiers Jean-Pierre a appelé les étudiants au calme.

«Nous sommes en train de travailler pour trouver des alternatives au problème des lycées qui servent d'abri pour les sinistrés, nous prions les écoliers d'éviter les violences», a-t-il déclaré

Plus de trois mois après le séisme qui a ravagé Haïti, de nombreux établissements scolaires détruits ou endommagés servent encore d'abri à des dizaines de milliers de réfugiés qui ont monté des milliers de tentes.

Les activités scolaires ont repris progressivement depuis début avril avec l'aide d'organisations internationales qui ont permis la construction de bâtiments scolaires en bois recouverts de tôle pour accueillir les écoliers.

L'année scolaire pourrait être prolongée jusqu'en août pour rattraper les cours perdus, a indiqué un responsable éducatif.

Le tremblement de terre, qui a fait plus de 250 000 morts dans le pays, a tué environ 38 000 écoliers et étudiants, ainsi que quelque 1300 enseignants et personnels éducatifs. Quatre mille écoles ont été détruites.