Ted Cruz, qui a infligé un camouflet au candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump, lors de la convention républicaine de Cleveland mercredi soir, a justifié son action jeudi matin en déclarant: « Je n'ai pas l'habitude de soutenir les gens qui attaquent ma femme et mon père ».

Mis à jour le 21 juill. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Rompant avec l'esprit d'unité des autres orateurs présents à l'aréna Quicken Loans de Cleveland pour la convention républicaine, le sénateur du Texas a refusé à la tribune de se rallier au candidat, invitant les républicains à voter « selon leur conscience » en novembre, pour le candidat qui défendra le mieux les principes conservateurs. Il s'est fait huer par une partie des délégués, outrés par un tel affront.

Ce héros de la droite chrétienne, à qui l'on prête des ambitions pour la présidentielle de 2020, a défendu son coup d'éclat jeudi devant les délégués de son État.

Il a révélé avoir prévenu Donald Trump en avance, et refusé de dire s'il mettrait un bulletin Trump dans l'urne en novembre, insinuant que ses raisons étaient tant politiques que personnelles.

« Je n'ai pas l'habitude de soutenir les gens qui attaquent ma femme et mon père », a-t-il lâché en disant qu'il n'était pas un « petit chien servile » («servile puppy dog», NDLR).

Ted Cruz a fait allusion à l'un des moments les plus sombres des primaires, quand Donald Trump a retweeté une photo d'Heidi Cruz grimaçante, et insinué que le père du sénateur, Rafael, était lié à l'assassin de John F. Kennedy.

« Je l'ai laissé parler quand même. Pas grave ! » avait réagi Donald Trump sur Twitter.

Mais ses proches ont éreinté le Texan. Ted Cruz « a violé le contrat », a affirmé jeudi Paul Manafort, directeur de campagne de Donald Trump, en se référant à l'engagement des candidats aux primaires républicaines de soutenir in fine le vainqueur.

« Ça manquait de classe », a estimé Eric Trump, fils du candidat, sur CBS jeudi. « S'il vient à la convention, il doit apporter son soutien, sinon ce n'est pas la peine de venir ».

-Avec lapresse.ca