Si Mitt Romney veut devenir président des États-Unis, il devra relever le défi des trois C: Cincinnati, Columbus et Cleveland.

Mis à jour le 14 oct. 2012
Vincent Brousseau-Pouliot, envoyé spécial LA PRESSE

Populaire dans les milieux ruraux, Mitt Romney doit faire une percée dans trois principales villes de l'Ohio, qui constituent ensemble plus de la moitié des 11,5 millions de résidants de l'État. En 2008, Cleveland a voté à 69% pour Barack Obama, Columbus à 60% et Cincinnati à 53%.

Jusqu'au premier débat, la situation était sombre pour l'équipe Romney, en arrière de jusqu'à neuf points dans les sondages en Ohio. Depuis le premier débat présidentiel, Mitt Romney serait revenu presque à égalité avec Barack Obama. En Ohio, l'avance du président varie entre 1% et 4%, sa marge de victoire en 2008.

Plus l'écart se rétrécit, plus la bataille de l'Université d'Ohio State deviendra cruciale. Il y a quatre ans, Barack Obama a accédé à la présidence en courtisant le vote universitaire - et aucune université au pays n'aura joué un rôle aussi déterminant qu'Ohio State, qui accueille 60 000 étudiants, la grande majorité en âge de voter.

Lucas Denney, 20 ans, a bien l'intention d'aider Mitt Romney à gagner la bataille électorale sur le campus. Vice-président des étudiants républicains d'Ohio State, il est un républicain modéré qui parle un excellent français - c'est sa mineure -, qui a voyagé au Québec comme en France et qui s'intéresse de près à la politique canadienne. Actuellement, il fait 50 heures de porte-à-porte par semaine pour la campagne du candidat présidentiel.

Les sondages le donnant perdant en Ohio ne tempèrent pas ses ardeurs: à partir de lundi, Lucas Denney séchera ses cours et son emploi auprès d'un membre républicain du Sénat de l'Ohio pour faire élire Mitt Romney, qu'il a déjà rencontré plus tôt durant la campagne. «Les sondages sont parfois trompeurs, dit-il. Barack Obama a l'air d'un bon gars avec qui j'aurais du plaisir à prendre une bière, mais il ne sait pas gérer une économie.»