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Analyse

Le «vrai» Mitt Romney

Dans la vidéo diffusée par Mother Jones, le... (PHOTO JEWEL SAMAD, AFP)

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Dans la vidéo diffusée par Mother Jones, le candidat républicain Mitt Romney n'a pas insulté seulement les électeurs de Barack Obama,mais également plusieurs de ses partisans.

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Maison-Blanche 2012

Barack Obama et Mitt Romney s'affrontent pour la présidentielle de 2012. »

(New York) Qui est le vrai Mitt Romney? La plupart des journalistes ont soulevé cette question en tentant de brosser le portrait du candidat présidentiel du Parti républicain, qui a presque tout dit et son contraire depuis le début de sa carrière politique.

À en croire la vidéo diffusée lundi par la revue Mother Jones, le «vrai» Mitt Romney est un ploutocrate qui exprime en privé le plus grand mépris pour près de la moitié des électeurs qui, selon lui, dépendent du gouvernement, pensent qu'ils sont des victimes et ne paient pas d'impôts.

«Je ne les convaincrai jamais qu'ils devraient prendre leurs responsabilités et prendre leur vie en main», a dit l'ancien gouverneur du Massachusetts à ses riches donateurs, en faisant allusion aux «47%» d'Américains qui voteront pour Barack Obama «quoi qu'il arrive».

« Arrogant et stupide »

Le ton employé par Mitt Romney dans sa diatribe laisse croire qu'il pense vraiment ce qu'il dit. Il s'exprime avec un élan et une passion qui lui font défaut lors de la plupart de ses discours publics.

Mais ce qu'il dit est à la fois «arrogant et stupide» - deux mots utilisés hier par le commentateur conservateur Bill Kristol pour qualifier les propos de Mitt Romney. M. Romney semble dire à ses riches donateurs ce qu'ils veulent entendre. Et il le dit en utilisant pêle-mêle des arguments aussi populaires au sein de la droite américaine que tendancieux, mais qui n'ont aucun rapport entre eux.

Il est probable, par exemple, que Barack Obama soit assuré du vote d'environ 47% des électeurs, quoi qu'il arrive. Les tenants de la droite citent souvent cette donnée pour accuser les partisans du président d'agir comme des moutons. Mais le candidat républicain bénéficie également de l'appui indéfectible d'environ 47% des électeurs.

Il est également vrai que près de 47% d'Américains ne paient aucun impôt sur le revenu à l'État fédéral. Mais Romney et ses alliés ont tort de les dépeindre comme des parasites qui refusent de se prendre en main. Un grand nombre d'entre eux contribuent au financement de l'État par l'entremise de cotisations sociales prélevées sur leurs salaires ou de taxes à la consommation. Et plusieurs autres sont des personnes âgées ou des étudiants.

«Ce n'est pas formulé de manière élégante», a déclaré lundi soir Mitt Romney lors d'une conférence de presse organisée à la hâte pour limiter les dégâts causés par la vidéo.

En fait, le candidat républicain n'a pas seulement insulté les électeurs de Barack Obama, mais également plusieurs de ses partisans - notamment les personnes âgées, dont un certain nombre font partie des 46,4% d'Américains qui ne paient pas d'impôts.

Bittergate

Plusieurs commentateurs ont comparé le discours de Mitt Romney à ses donateurs au «Bittergate», nom donné au scandale provoqué par les propos de Barack Obama devant des donateurs californiens en 2008. Enregistré à son insu, le sénateur démocrate avait évoqué l'amertume des Américains issus des petites villes désindustrialisées qui s'accrochent aux armes et à la religion.

Le Bittergate n'avait évidemment pas été fatal pour Barack Obama. Mais le discours de son rival républicain s'ajoute à une série de faux pas qui posent à tout le moins la question de sa compétence. Le «vrai» Mitt Romney n'est peut-être tout simplement pas à la hauteur de la fonction qu'il convoite.

Romney et les Palestiniens

S'il est élu à la présidence, Mitt Romney ne tentera pas de relancer le processus de paix israélo-palestinien, selon un nouvel extrait de la vidéo obtenue par la revue Mother Jones. Les Palestiniens «ne s'intéressent absolument pas à la paix» avec Israël, a déclaré le candidat républicain à ses donateurs, avant d'ajouter: «Un cheminement vers la paix est presque absolument impensable.» Le camp de Barack Obama a réagi à cet extrait diffusé hier matin en dénonçant le «manque de leadership» de Mitt Romney.




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