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Un projet pour accroître la transparence

Des champs ont été transformés en plantations de... (Photo XAVIER BOURGOIS, Archives AFP)

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Des champs ont été transformés en plantations de palmiers à huile à Libreville, au Gabon. Le pays souhaite devenir un leader africain dans le domaine.

Photo XAVIER BOURGOIS, Archives AFP

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Liberia: pays à louer
Liberia: pays à louer

Dans l'espoir de relancer le pays après une guerre civile dévastatrice, le gouvernement du Liberia a ouvert ses portes aux investisseurs étrangers. Des concessions territoriales recouvrant, selon certaines estimations, plus de 30 % du pays ont été allouées à des firmes internationales, qui ont entrepris de raser de vastes étendues de forêts pour aménager des plantations et produire de l'huile de palme. Leurs ambitions se butent toutefois à l'opposition de petits agriculteurs qui veulent protéger leur mode de vie. »

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L'attribution de concessions territoriales à des multinationales dans les pays en développement se décide souvent loin des projecteurs, sans véritable transparence, empêchant tout débat approfondi avant qu'il ne soit trop tard.

Dans le but d'assurer une plus grande imputabilité des entreprises et des États concernés, une coalition d'organisations non gouvernementales a lancé il y a quelques années une initiative novatrice.

6
Nombre d'États africains parmi les 10 pays les plus touchés par les contrats
35,6
millions d'hectares
Nombre total d'hectares touchés par les contrats confirmés depuis 2000
L'équivalent de 49 840 189 terrains de soccer (0,72 hectares)
937
Nombre de contrats pour une superficie de 200 hectares confirmés par le projet Land Matrix depuis 2000

Le projet Land Matrix s'est donné pour objectif de recenser les contrats d'allocation de terres conclus depuis l'an 2000 dans les pays désignés comme étant à faible revenu ou à revenu moyen par la Banque mondiale.

Tant les recherches d'ONG que les registres gouvernementaux, les sites d'entreprises et les comptes rendus médiatiques sont mis à profit pour relever les transactions et identifier les acteurs concernés. Le grand public peut aussi soumettre des données qui sont vérifiées et validées avant d'être mises en ligne.

Les chercheurs préviennent que les données recueillies sont, par nature, partielles et incomplètes, et qu'elles sont donc susceptibles d'entraîner une sous-estimation de l'ampleur du phénomène.

Certains pays font preuve d'une plus grande transparence dans le domaine et rendent plus de données disponibles, ce qui peut créer faussement l'impression qu'ils ont conclu un nombre disproportionnellement élevé de contrats relativement à la gestion des terres. Les médias et les chercheurs se concentrent par ailleurs souvent sur certaines régions comme l'Afrique ou certains secteurs d'investissement, ce qui peut aussi biaiser les résultats.

Les auteurs de Land Matrix préviennent à ce titre que les « tendances mises en évidence par la banque de données devraient être considérées comme indicatives » et non définitives.

En plus de donner les tendances globales, le site du projet permet de voir, pays par pays, les entreprises responsables des transactions sur la scène internationale et les États ciblés. On apprend ainsi que des firmes canadiennes ont conclu des transactions dans plusieurs pays africains et en Amérique du Sud.




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