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Syrie: rares tirs de roquettes par les rebelles sur une ville du sud

Un combattant de l'armée syrienne libre.... (Photo Alaa Al-Faqir, archives REUTERS)

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Un combattant de l'armée syrienne libre.

Photo Alaa Al-Faqir, archives REUTERS

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
Beyrouth

Des groupes rebelles ont tiré mardi des roquettes sur la ville de Soueida, dans le sud de la Syrie, sans faire de victime, une attaque rare contre cette cité aux mains du régime, a indiqué une ONG.

Ces tirs interviennent alors que l'armée syrienne, qui contrôle Soueida, pourrait lancer prochainement une offensive d'envergure sur les provinces voisines de Quneitra et Deraa, que les rebelles contrôlent toujours à hauteur de 70 %.

«Les rebelles ont lancé mardi des roquettes sur des quartiers de la ville de Soueida, ayant provoqué de fortes explosions sans faire de victime», a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

«C'est la première fois que des roquettes (des rebelles) s'abattent sur cette ville depuis l'été 2015», a-t-il ajouté.

La province et la ville de Soueida, majoritairement druzes, sont restées relativement à l'abri des combats depuis le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011.

Le régime y est omniprésent tandis que la présence des rebelles se confine aux abords, dans les secteurs est reliés à la province voisine de Deraa.

Par ailleurs, dans la ville même de Deraa, une fillette a été tuée et deux personnes blessées dans des tirs de roquettes des insurgés sur un secteur tenu par le régime, a rapporté l'agence officielle SANA.

Des négociations sont en cours pour déterminer le sort des territoires rebelles dans le sud de la Syrie. Mais le président syrien Bachar al-Assad a récemment assuré que l'option militaire était toujours sur la table.

«Nous donnons une chance aux pourparlers politiques. S'ils échouent, il n'y aura d'autre choix qu'une libération par la force», a-t-il mis en garde.

Position géographique sensible

Mardi, des tracts ont été largués par des avions militaires, selon le correspondant de l'AFP, appelant les habitants de Deraa à chasser les «terroristes», terme utilisé par le régime pour désigner l'ensemble des rebelles.

Un commandant rebelle, Abou Hassan, a assuré à l'AFP que ses combattants étaient en état d'alerte maximale, et qu'ils avaient constaté l'arrivée de renforts côté régime.

«On est presque toujours mobilisé», indique-t-il, précisant que la cellule d'opération conjointe regroupant plusieurs factions rebelles «a augmenté son niveau de coordination au plus haut niveau».

Berceau de la contestation contre le pouvoir syrien, la province de Deraa se trouve à la frontière avec la Jordanie et le plateau du Golan annexé par Israël.

Une position géographique sensible qui explique l'implication de plusieurs puissances régionales et internationales, dont les États-Unis et la Russie, dans les pourparlers visant à éviter un embrasement militaire.

Sur un autre front, les combats se poursuivent dans le désert de la province de Soueida entre les forces du régime et les djihadistes du groupe État islamique (EI), qui ont lancé une offensive surprise contre des positions des forces loyalistes.

Huit soldats syriens ont été tués dans les affrontements, a annoncé mardi l'OSDH, selon lequel les troupes du régime ont réussi à reconquérir plusieurs positions de l'EI.




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