Le groupe djihadiste Fateh al-Cham, l'ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda, a revendiqué mercredi un attentat suicide le 12 janvier à Damas qui a coûté la vie selon une ONG à 10 Syriens.

AGENCE FRANCE-PRESSE

L'attaque s'était produite à Kafr Soussa, un quartier du sud-ouest de Damas, où se trouvent des bases militaire et des renseignements. Les attentats sont rares à Damas, bastion du régime de Bachar al-Assad qui combat depuis près de six ans les rebelles et les jihadistes en Syrie.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a affirmé que les 10 morts dont huit membres des forces du régime dans l'attaque étaient des Syriens. Les médias officiels avaient parlé de «huit martyrs».

Dans son communiqué revendiquant l'attaque, Fateh al-Cham, ex-Front al-Nosra, a affirmé que l'attaque avait visé des «conseillers militaires russes» et fait des «morts et des blessés» parmi eux.

Selon le groupe djihadiste, l'attentat mené par deux kamikazes avait été «minutieusement préparé depuis deux mois».

Il n'était pas possible dans l'immédiat de vérifier ces allégations, mais ni l'OSDH ni les médias syriens n'avaient évoqué la présence de militaires russes à cet endroit au moment de l'attaque.

La Russie, alliée du président Bachar al-Assad, aide militairement ses troupes dans la guerre.

Une partie du quartier de Kafr Soussa est une zone interdite, où résident des ministres ainsi que de hauts responsables de la sécurité et où se trouve le QG des services de renseignements. Mais l'attaque du 12 janvier s'est produite dans un autre secteur du quartier.