Le gouvernement britannique compte fournir «en urgence» aux combattants «modérés» de l'opposition syrienne du matériel et des médicaments pour se protéger contre les attaques à l'arme chimique, a annoncé mardi le ministre des Affaires étrangères, William Hague.

Publié le 16 juill. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le Royaume-Uni prévoit d'envoyer aux combattants «modérés» qui luttent contre le régime syrien de Bachar al-Assad «5000 cagoules de protection», qui permettent de se protéger d'une attaque au gaz sarin pendant 20 minutes et ainsi de s'éloigner de la zone touchée.

Londres fournira également «des comprimés de pré-traitement contre le gaz sarin, ainsi que des détecteurs en papier de présence de ce gaz neurotoxique», a détaillé William Hague dans un communiqué. Les médicaments doivent permettre aux personnes affectées par une attaque chimique de disposer de temps pour pouvoir recevoir un traitement approprié, a estimé le ministère des Affaires étrangères.

L'ensemble de ce matériel d'une valeur de 657 000 livres (plus d'un million de dollars) devrait être envoyé début août. Il sera remis au conseil militaire suprême de la Coalition nationale syrienne que le Royaume-Uni reconnaît comme seule instance légitime représentant le peuple syrien.

Le Royaume-Uni, la France et les États-Unis accusent l'armée syrienne d'avoir eu recours à plusieurs reprises à des armes chimiques contre l'opposition.

«Nous considérons que l'utilisation d'armes chimiques a été autorisée et ordonnée par le régime d'Assad», a répété mardi le chef de la diplomatie britannique.

Fin juin, la France a annoncé avoir livré des traitements anti gaz sarin à l'opposition syrienne permettant de protéger «un millier de personnes».

De son côté, la Russie, alliée de Damas, a affirmé la semaine dernière avoir la preuve que les rebelles syriens avaient utilisé du gaz sarin en mars près d'Alep (nord).

Plus de 100 000 personnes ont perdu la vie depuis le début, en mars 2011, de la révolte contre le gouvernement du président Assad, selon les chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).