Le sénateur républicain Marco Rubio a appelé mercredi les États-Unis à fournir à certains groupes rebelles syriens des munitions plutôt que des armes, alors que Washington envisagerait selon la presse américaine de leur fournir une assistance «non létale».

AGENCE FRANCE-PRESSE

«L'opposition a vraiment besoin de munitions», a-t-il déclaré à Washington quelques jours après une tournée en Israël, en Cisjordanie et en Jordanie. «Il faut que les groupes d'opposition les mieux organisés et les mieux équipés soient ceux qui sont les plus proches de nos intérêts».

«Le risque est que, quand (le président syrien Bachar al-)Assad tombera - et il tombera - , les groupes les mieux équipés et les mieux organisés soient des gens opposés à notre intérêt national», a-t-il dit lors d'un échange au centre de réflexion Washington Institute.

Le jeune, mais influent sénateur de la Floride officieusement en lice pour la primaire républicaine en vue de la présidentielle de 2016, voudrait aussi que Washington collabore en termes de renseignements avec ces groupes rebelles choisis.

Selon le quotidien Washington Post mercredi, la Maison-Blanche réfléchit à un changement majeur de stratégie avec la fourniture aux rebelles d'une aide directe «non létale». Le quotidien a évoqué des gilets pare-balles, des véhicules blindés et même un entraînement militaire.

Citant des responsables américains et européens, le journal a aussi rapporté que les États-Unis pourraient envoyer de l'aide humanitaire directement à la coalition de l'opposition syrienne.

Les rebelles combattent le régime du président Bachar al-Assad depuis mars 2011. Selon l'ONU, le conflit a fait près de 70 000 morts.