Des rebelles syriens ont appelé la communauté internationale à leur venir en aide alors que les troupes gouvernementales avançaient lundi en direction de quartiers rebelles d'Alep, la deuxième ville du pays.

Publié le 13 août 2012
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Pourquoi le gouvernement de votre pays ne fait rien pour nous aider?», a lancé à un photographe occidental de l'AFP Abou Ahmad, un combattant du bataillon de Chouhada al-Atareb (les Martyrs d'Atareb) dans quartier rebelle de Soukkari, à Alep (nord).

«En Libye, ils ont aidé à faire tomber (l'ancien dictateur Mouammar) Kadhafi, mais en Syrie ils nous laissent mourir», a affirmé le combattant, dont le groupe tire son surnom de la ville d'Atareb, dans la province d'Alep, qui fut le théâtre de nombreuses batailles ces 17 derniers mois.

Toutes les communications avec la ville d'Alep étaient coupées, signe qui précède en général un assaut majeur sur cette ville, enjeu crucial dans la bataille que se livrent l'armée et les rebelles.

Abou Ahmad a appelé à une «zone d'exclusion aérienne» afin de protéger les rebelles des attaques menées par les hélicoptères et les avions de combat de l'armée régulière.

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a également appelé à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne près des frontières avec la Turquie et la Jordanie, à la manière dont cela s'était produit en Libye.

L'armée est entrée lundi, à l'aide de chars et de blindés, dans le quartier de Seif al-Dawla à Alep, tenu par les rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'armée avait lancé la semaine dernière une première offensive terrestre sur un autre quartier de l'ouest d'Alep, Salaheddine, le premier pris par la rébellion, que l'armée contrôle désormais en grande partie.

Les combats et les bombardements ne connaissent pas de répit à Alep, comme dans de nombreuses autres villes du pays.