L'Armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs et de civils armés, a revendiqué dans un communiqué l'attentat perpétré mercredi à Damas qui a tué le beau-frère du président syrien Bachar al-Assad, Assef Chawkat, le ministre de la Défense Daoud Rajha et le chef de la cellule de crise, général Hassan Turkmani.                                

Mis à jour le 18 juill. 2012
AGENCE FRANCE-PRESSE

« Le commandement de l'ASL en Syrie (...) annonce (...) le succès de l'opération remarquable de ce matin qui a visé le siège de la Sécurité nationale à Damas et tué plusieurs piliers de la bande d'Assad qui sont responsables de massacres barbares », selon le communiqué transmis à l'AFP par courrier électronique.

Un officier de l'ASL, le sous-lieutenant Ahmed Mohamed Taqa, a expliqué dans une vidéo sur YouTube que l'opération avait été menée par « l'un de nos héros » de la Brigade des Sahaba (compagnons du prophète Mahomet) après « deux mois de surveillance » des membres de la cellule de crise mise en place par le régime.

« L'un de nos héros sur place a exécuté une parfaite opération de sécurité et tué les membres » de la cellule, a ajouté l'officier qui a promis de poursuivre la lutte « jusqu'à la chute du régime » de Bachar al-Assad.

Dans son communiqué, l'ASL a précisé que l'opération « est la première d'une série de grandes opérations visant à faire chuter Assad et l'ensemble des piliers et symboles du régime, qu'ils soient civils ou militaires ».

Les rebelles ont réitéré que ceux « qui n'ont pas de sang sur les mains » avaient jusqu'à la fin du mois de juillet pour faire défection du régime, sous peine sinon d'être considérés, selon le communiqué, comme « des complices des meurtres d'Assad ».

L'attaque de mercredi a également été revendiquée par un groupe islamiste, Liwa al-Islam (Brigade de l'islam), dans un communiqué sur Facebook dans lequel il affirme avoir pris pour cible la réunion par « un engin explosif ».