Le gouvernement conservateur polonais a annoncé mardi qu'il rejetterait le pacte de l'ONU sur les migrations qui doit être signé en décembre, tout comme les États-Unis, Israël et quelques autres pays d'Europe centrale.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Le projet d'accord sur le Pacte global sur les migrations ne garantit pas la sécurité de la Pologne», a estimé le gouvernement dans un communiqué, et est «contraire aux priorités du gouvernement que sont la sécurité des citoyens polonais et le maintien du contrôle des flux migratoires».

Le gouvernement du parti Droit et Justice (PiS) reproche au pacte de ne pas permettre aux pays de décider par eux-mêmes des personnes qu'ils veulent accepter sur leur territoire et de «distinguer entre migration légale et migration illégale».

En juillet, après 18 mois de négociations, les pays membres de l'ONU, à l'exception des États-Unis, donné leur feu vert à la création de ce pacte, qui préconise notamment de renforcer la coopération internationale pour gérer l'immigration.

Il doit être entériné au cours d'un sommet à Marrakech les 10 et 11 décembre.

Washington s'était retiré fin 2017 de la rédaction du document, jugeant qu'il comprenait des dispositions contraires à la politique d'immigration de Donald Trump.

Le gouvernement hongrois de Viktor Orban avait de son côté dénoncé un pacte jugé «dangereux», affirmant qu'il «incitera des millions de personnes à prendre la route».

Fin octobre, le gouvernement autrichien a également annoncé son retrait du pacte, suivi à la mi-novembre par la République tchèque.

Également mardi, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé que son pays ne le signerait pas.