(Washington) Les États-Unis vont « continuer à soutenir » les opérations contre les djihadistes au Sahel malgré la fin annoncée de l’opération militaire française Barkhane, a assuré vendredi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

Agence France-Presse

« Nous continuerons à contribuer au renforcement des capacités de nos partenaires en Afrique, ce qui inclut les capacités à mener des opérations antiterroristes », a déclaré M. Kirby au cours d’un point presse.

« Nous continuerons à fournir un certain soutien, du genre de celui que nous apportons aux Français selon leurs besoins dans la région », a ajouté le porte-parole du ministère américain de la Défense.

Au Sahel, Washington fournissait jusqu’ici à l’opération Barkhane de précieuses capacités de renseignement et de surveillance — notamment grâce à ses drones —, du ravitaillement en vol et du transport logistique.

L’armée américaine reste « attachée » aux opérations antiterroristes avec des partenaires en Afrique, a poursuivi John Kirby. « Une grande part est de les aider à créer leurs propres capacités pour mener ce genre d’opérations, et nous y sommes encore attachés. »

Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi la fin de l’opération française Barkhane au Sahel au profit d’une coalition internationale.

Après huit ans de présence ininterrompue au Sahel, où sont aujourd’hui déployés 5100 de ses militaires, la France veut désormais passer d’un statut de force en première ligne contre les djihadistes à celui de force d’accompagnement et d’appui (renseignement, drones, avions de chasse…).

La décroissance des effectifs militaires français s’opérera progressivement, avec un jalon à environ 3500 hommes d’ici un an puis 2500 personnes d’ici 2023, selon une source familière du dossier.  Les commandos d’élite de la task force française « Sabre » devraient être maintenus pour poursuivre la traque des chefs djihadistes.