Source ID:; App Source:

Nigeria: «plus de 200 morts» dans les violences intercommunautaires

Le gouverneur de l'État du Plateau, Simon Lalong, a... (AFP)

Agrandir

Le gouverneur de l'État du Plateau, Simon Lalong, a dit regretter la «perte douloureuse de plus de 200 personnes», tuées par des membres présumés de l'ethnie peule dans une vague de violences intercommunautaires qui a fait des centaines de morts depuis le début de l'année dans les États du centre du Nigeria.

AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
JOS

Les violences entre éleveurs peuls musulmans et agriculteurs chrétiens qui ont éclaté au cours du weekend dans l'État du Plateau, dans le centre du Nigeria, ont fait «plus de 200 morts» selon le gouverneur de l'État Simon Lalong.

Dans un discours publié mercredi, et adressé au président Muhammadu Buhari, M. Lalong a dit regretter la «perte douloureuse de plus de 200 personnes», tuées par des membres présumés de l'ethnie peule dans une vague de violences intercommunautaires qui a fait des centaines de morts depuis le début de l'année dans les États du centre du Nigeria.

Le gouverneur de l'État du Plateau, une zone historiquement explosive entre les communautés chrétiennes et musulmanes, recevait mardi le président Buhari, fortement critiqué depuis plusieurs mois pour son inaction face à la crise qui cristallise toutes les tensions dans le pays.

M. Buhari, ancien général originaire du nord du pays, a rejeté toutes les accusations selon lesquelles il soutenait la communauté peule et musulmane, «parce que je leur ressemble».

M. Lalong était parvenu jusqu'à présent à maintenir une paix relative dans l'État du Plateau et a dit s'inquiéter «des attaques répétées qui donnent l'occasion à des éléments criminels engagés dans le vol de bétail, le pillage, le banditisme ou la contrebande d'armes de commettre ces crimes parmi les citoyens du Plateau».

Le président Buhari a déclaré mardi que son «administration avait eu des succès notables dans le secteur de la sécurité». Mais force est de constater que le Nigeria, géant de 180 millions d'habitants, est en proie à de nombreux conflits et que la situation sécuritaire s'est aggravée au cours des trois dernières années dans le pays.

Plus inquiétant encore selon M. Lalong, les dernières attaques ont été menées avec «des armes sophistiquées»: «Cela nécessite une réponse digne de celle que nous adressons dans le conflit contre (le groupe jihadiste) Boko Haram», a-t-il déclaré.

Alors que les élections générales et présidentielle sont annoncées pour février 2019, les experts s'inquiètent de la récupération politique de groupes criminels et de la tournure ethnique et religieuse que prend ce conflit pour l'accès aux terres fertiles.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer