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Les étrangers interdits de travailler au Soudan du Sud

Un médecin de Médecins sans frontière (MSF) s'occupe... (PHOTO CHARLES LOMODONG, ARCHIVES AFP)

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Un médecin de Médecins sans frontière (MSF) s'occupe d'une fillette dans l'hôpital de MSF, à Juba, le 22 février. L'interdiction de travailler faite aux étrangers est également valide pour les ONG comme MSF.

PHOTO CHARLES LOMODONG, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
JUBA

Le gouvernement sud-soudanais a sommé mardi toutes les entreprises privées et ONG opérant dans le pays de cesser d'employer sous un mois des étrangers et de les remplacer par des citoyens sud-soudanais, selon une circulaire officielle.

Le ministre sud-soudanais du Travail, Ngor Kolong Ngor, «ordonne à toutes les ONG et compagnies privées» opérant au Soudan du Sud de «notifier à tous les étrangers travaillant pour elles, à tous les postes, de cesser de travailler sur le champ à partir du 15 octobre», selon cette circulaire datée du 12 septembre et publiée mardi dans les annonces légales de la presse locale.

«Ce préavis d'un mois commence le 15 septembre 2014 et prend fin le 15 octobre», poursuit la circulaire.

«Il est demandé à toutes ces institutions, entreprises et entités commerciales de publier les postes vacants de directeurs exécutifs, chefs du personnel, secrétaires, responsable des ressources humaines, chargés des relations publiques, chargés des approvisionnements/logisticiens, personnels d'accueil, agents du protocole et réceptionnistes», ajoute le ministre.

«Via le bureau du directeur général du Travail au ministère, ces postes doivent être pourvus par des citoyens sud-soudanais compétents», selon la circulaire.

Le Soudan du Sud, plus jeune nation du monde, a proclamé son indépendance le 9 juillet 2011, sur les décombres de décennies de guerre meurtrière et destructrices contre Khartoum.

Il a replongé le 15 décembre dernier dans un sanglant conflit opposant les troupes loyales au président Salva Kiir, à celles mutinées fidèles à son ancien vice-président Riek Machar, sur fond de rivalité entre les deux hommes à la tête du régime et de rancoeurs ethniques entre les deux principaux peuples du pays dont sont respectivement issus les deux hommes.

Les combats, accompagnés de massacres ethniques, ont fait des milliers voire des dizaines de milliers de morts et chassé plus de 1,8 million de Sud-Soudanais de chez eux.

Le pays est menacé par la famine, selon l'ONU et les agences humanitaires, et une partie de la population dépend des ONG pour se nourrir. Il manque cruellement de main-d'oeuvre qualifiée.

Malgré d'importantes ressources pétrolières, l'économie du jeune pays, dépourvu d'industrie et véritables infrastructures, et qui peinait à décoller après l'indépendance, a été sévèrement affectée par le nouveau conflit.




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