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Trafic de bébés au Niger : le bureau du procureur affirme détenir des «indices»

Une trentaine de bébés auraient été victimes de... (PHOTO JUNIOR D.KANNAH, ARCHIVES AFP)

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Une trentaine de bébés auraient été victimes de ce réseau de trafiquants.

PHOTO JUNIOR D.KANNAH, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
NIAMEY

Le parquet de Niamey a affirmé samedi disposer d'«indices» sur un trafic présumé de nouveau-nés au Nigeria qui prouvent que les «infractions sont établies», une déclaration tombant après la dénonciation, par l'avocat d'un opposant, d'une machination politique.

Dix-sept personnes, dont douze femmes, ont été écrouées jeudi dans cette affaire de trafic international de bébés entre le Nigeria, où ils ont été conçus, le Bénin et le Niger et portant, selon une source proche du dossier, sur «une trentaine de bébés» au total.

Parmi les femmes incarcérées figurent l'une des épouses du président du Parlement, Hama Amadou, le principal opposant au président Mahamadou Issoufou, et celle de l'actuel ministre d'État à l'Agriculture, Abdou Labo, selon leur avocat.

Me Souley Oumarou, l'avocat de la femme du président du Parlement, avait dénoncé jeudi une machination politique visant Hama Amadou.

«Aucune» des femmes interpellées «ne présentait, avant son accouchement, une grossesse apparente, aucune n'a effectué des consultations prénatales au Niger et toutes les femmes auraient accouché de leur bébé au Nigeria», a relevé l'adjoint au procureur de Niamey, Chaïbou Samna, au cours d'une conférence de presse.

Par ailleurs, «tous les bébés sont entrés au Niger par la route, alors même qu'au moment de leurs consultations (au Nigeria), ces femmes ont fait leurs va-et-vient en avion», a-t-il ajouté.

«C'est un travail laborieux et méticuleusement accompli qui a abouti à ces vagues d'arrestations», a-t-il dit, soulignant que «les enquêtes ont été menées aussi bien au Nigeria qu'au Bénin et au Niger grâce à la coopération policière».

Les femmes écrouées dans cette affaire ont été inculpées de «supposition d'enfant» (un délit qui consiste à attribuer la maternité d'un enfant à une femme qui n'en a pas accouché), «faux et usage de faux» et «déclaration mensongère», a précisé M. Samna.

L'infraction de «supposition d'enfants» est passible de deux à huit ans de prison et celle de «faux et déclarations mensongères» d'une peine maximale de 10 ans ferme, selon le Code pénal nigérien.




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