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Oscar Pistorius de retour en cour le 19 août

Oscar Pistorius... (Photo AFP)

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Oscar Pistorius

Photo AFP

Sibongile KHUMALO
Agence France-Presse
Pretoria, Afrique du Sud

Le juge de l'affaire Oscar Pistorius, le champion handisport sud-africain qui répond du meurtre de sa petite amie, a ajourné comme prévu une audience de procédure mardi à Pretoria pour permettre à l'accusation de compléter son dossier et fixé une prochaine comparution au 19 août.

Le 19 août aurait été le 30e anniversaire de la victime, Reeva Steenkamp, un top-modèle populaire en Afrique du Sud, abattue par balles par Oscar Pistorius dans la nuit de la Saint-Valentin 2013.

Il s'agira de nouveau d'une audience de procédure préalable à l'ouverture d'un procès.

Le juge Daniel Thulare a précisé à Oscar Pistorius qu'il demeurait en liberté sous caution jusqu'à cette date, mais qu'il encourait une arrestation s'il ne se présentait pas à l'audience du 19 août.

Le multiple champion olympique handisport, qui avait fait sensation en devenant le premier double amputé à participer aux JO des valides à Londres 2012, n'a jamais nié avoir abattu Reeva Steenkamp de plusieurs coups de feu, dans la nuit du 13 au 14 février.

Mais il affirme depuis le premier jour qu'il s'agit d'une horrible méprise. Qu'il a cru entendre des cambrioleurs dans sa villa en pleine nuit et qu'il a fait feu à travers la porte des toilettes fermée, dans l'affolement. Il assure qu'il ne savait pas que Reeva Steenkamp s'était levée pour aller aux toilettes.

L'accusation, au cours des audiences préliminaires de février, a au contraire tenté de démontrer que Pistorius savait parfaitement qui était sa victime. Et que les coups de feu ont fait suite à une dispute du couple dans la soirée.

«Je veux savoir pourquoi il a tiré sur elle», a déclaré la mère de la victime dans une interview à une chaîne de télévision britannique.

«Elle a dû avoir si peur dans les toilettes, alors qu'on tirait sur elle à travers la porte. Et une balle l'a atteinte, elle a dû souffrir», a dit June Steenkamp, ajoutant: «Nous ne savons pas ce qu'il s'est passé, il n'y a qu'une personne qui sait ce qu'il s'est passé».

Mme Steenkamp affirme que sa fille lui avait raconté de violentes disputes avec Oscar Pistorius.

Un jour, a-t-elle dit, Reeva a téléphoné depuis la voiture d'Oscar: «Elle avait peur.

Elle m'a dit ''Maman, je suis dans la voiture avec Oscar et il conduit comme un fou'' Alors je lui ai demandé de passer le téléphone à Oscar. Elle me l'a passé et j'ai dit: ''Hello'', il a répondu ''Mme Steenkamp''. J'ai dit: ''Écoute, si tu fais le moindre mal à ma petite fille, je t'élimine''. Je ne voulais dire que j'allais le tuer, mais c'est ce que j'ai dit à ce moment-là».

Le meurtre de Reeva Steenkamp en février a passionné le monde entier. Pendant des jours, Pistorius avait été malgré lui le héros des chaînes d'information continue.

Au point que le juge Daniel Thulare a lancé mardi un rappel à l'ordre aux médias, leur demandant de ne pas instruire le procès à la place de la justice. Vendredi, une chaîne de télévision a diffusé des photos prises sur la scène du crime, où l'on voit encore les toilettes ensanglantées et les impacts de balles dans la porte.

Pistorius a acquis une célébrité mondiale aux JO de Londres en devenant le premier athlète masculin handicapé à s'aligner avec les valides, courant avec ses prothèses de carbone en forme de pattes de félin qui lui ont valu son surnom de «Blade Runner».

Défendu par des ténors du barreau sud-africain, il a comparu libre mardi. Sa défense avait très rapidement obtenu sa liberté sous caution après le meurtre, démontant méthodiquement les premiers éléments fournis par l'accusation.

En mars, l'avocat Barry Roux, vieux briscard des prétoires sud-africains, a en outre obtenu un assouplissement des conditions de la libération sous caution, et notamment le droit de voyager à l'étranger.

Parallèlement, ses défenseurs ont diffusé maints communiqués évoquant un homme brisé par le deuil.

«Oscar dort mal. Il va mal», a également déclaré son manager Peet van Zyl, cité par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel: «Certains jours, ça va, et d'autres jours, c'est terrible. Quand je lui parle, il m'écoute plus ou moins, mais je ne le met pas sous pression. Il n'est pas là. Il pleure souvent».




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