Quelque 220 civils ont été tués dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire par des miliciens et des mercenaires libériens fidèles au président déchu Laurent Gbagbo, chassés début mai d'Abidjan par les forces du président Alassane Ouattara, a affirmé samedi le porte-parole du gouvernement.

Publié le 14 mai 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

Après avoir été chassés le 4 mai de leur bastion de Yopougon, un quartier ouest d'Abidjan, par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), des miliciens et des mercenaires fidèles à l'ex-président Laurent Gbagbo ont, «dans leur fuite», commis des «atrocités dans le sud-ouest de notre pays», a déclaré Patrick Achi à la télévision ivoirienne (TCI).

En se dirigeant vers la frontière libérienne, «ces tueurs sans foi ni loi s'en sont pris à toutes les personnes, femmes, hommes, enfants qu'ils rencontraient», a-t-il ajouté en faisant état d'un «total macabre de 220 personnes tuées et 17 blessées».

Le 9 mai, le porte-parole du ministère de la Défense avait donné un précédent bilan de 120 personnes tuées par les miliciens et mercenaires libériens dans leur fuite vers le sud-ouest du pays.