(Bagdad) Deux soldats américains ont été tués dimanche « alors qu’ils conseillaient et accompagnaient les forces irakiennes » dans une opération contre les cellules clandestines du groupe État islamique (EI) dans le Nord irakien, indique lundi la coalition internationale anti-EI.

Agence France-Presse

En raison des tensions entre Téhéran et Washington et d’attaques contre les intérêts américains en Irak – menées selon Washington par les factions armées irakiennes pro-Iran – la coalition avait annoncé suspendre ses activités en Irak.  

Mais lundi, le commandement militaire irakien a de son côté annoncé la « victoire » à l’issue de cette opération conjointe décrite comme « coordonnée avec l’aviation de la coalition » lancée dans une zone montagneuse du centre de l’Irak.

Deux jours après la mort d’un Américain dans une attaque à la roquette contre une base militaire irakienne à Kirkouk fin 2019, l’armée américaine avait frappé cinq bases en Irak et en Syrie d’une faction armée pro-Iran, les brigades du Hezbollah.

Les tensions avaient ensuite monté entre Washington et Téhéran menant à l’assassinat à Bagdad du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien, ainsi qu’à des bombardements iraniens de bases irakiennes abritant des soldats américains.

Depuis fin octobre, une vingtaine d’attaques ont visé des intérêts américains en Irak, dont des bases abritant des soldats et l’ambassade américaine à Bagdad, à chaque fois avec des roquettes, tirées, assure Washington, par des factions pro-Iran, les brigades du Hezbollah en tête.

La coalition internationale formée contre l’EI en 2014 et emmenée par les États-Unis compte des dizaines d’États membres et encore des milliers de soldats en Irak car si l’EI a perdu son territoire, il conserve des cellules clandestines toujours capables de mener des attaques.

Le Parlement irakien a récemment voté l’expulsion des 5200 soldats américains du pays, une décision qui doit encore être appliquée par le gouvernement, mais l’Irak est plongé depuis des mois dans le marasme politique.  

Le gouvernement démissionnaire depuis décembre n’a toujours pas été remplacé faute d’accord au sein du Parlement le plus éclaté de l’histoire récente de l’Irak.