Publié le 28 févr. 2016
Richard Hétu

À ce stade-ci de la campagne présidentielle, il est clair que la vérité est un concept étranger à Donald Trump. Il l'a prouvé de nouveau ce matin sur CNN en refusant à trois reprises de condamner l'ex-Grand Sorcier du Ku Klux Klan, David Duke, qui a encouragé récemment ses partisans de voter pour le candidat milliardaire.

«Je ne connais rien de David Duke, je ne connais rien des suprématistes blancs», a-t-il dit au journaliste Jake Tapper.

Or, dans un communiqué datant de 2000, Trump s'inquiétait de la présence au sein du Reform Party de Duke, qu'il identifiait alors comme un homme du KKK. «Le Reform Party inclut désormais un Klansman, M. Duke, un néo-nazi, M. Buchanan, et une communiste, Mme Fulani. Ce ne sont pas des gens que je veux fréquenter», avait-il fait savoir.

Comme on peut lire dans cet article du New York Times, les deux principaux concurrents républicains de Trump, Marco Rubio et Ted Cruz, ont dénoncé son refus de condamner Duke.

Trump a également retweeté ce matin un message envoyé par l'auteur d'un compte Twitter parodique - @ilduce2016 - et citant une déclaration attribuée à Benito Mussolini, le dictateur fasciste d'Italie: «Mieux vaut vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton.»

Trump dit avoir trouvé la déclaration intéressante, d'où son retweet.