Durant un discours de Donald Trump à Reno, hier soir, Austyn Crites a brandi une pancarte sur laquelle on pouvait lire «Républicains contre Trump». Voici ce qui s'est passé par la suite, selon son témoignage devant des journalistes :

Publié le 6 nov. 2016
Richard Hétu

«Quand j'ai sorti l'affiche, les gens autour de moi ont tenté de s'en emparer. Il y a donc une des huées, ce qui est normal. Tout à coup, comme ils n'étaient pas capables de s'emparer de l'affiche, je me suis fais plaqué au sol par tous ces gens qui me donnaient des coups de pied et me passaient à tabac. Et quelqu'un a crié quelque chose au sujet d'une arme et c'est alors que les choses ont dérapé.»

Crites estime qu'il aurait pu y laisser sa peau si les policiers n'étaient pas intervenus. Ceux-ci lui ont passé les menottes avant de le relâcher peu de temps plus tard. Aucune arme à feu n'a été trouvée.

Au plus fort du grabuge, Trump a été escorté par ses gardes du corps vers les coulisses. Il est revenu sur la scène sept minutes plus tard pour terminer son discours.

Lors de son rassemblement suivant, à Denver, Trump a été précédé sur la scène par un prêtre qui a déclaré que le magnat de l'immobilier avait été la cible d'une «tentative d'assassinat». Donald Trump fils et un membre de l'équipe du candidat républicain ont également répandu la même idée sur Twitter par le biais d'un retweet.

On peut en apprendre davantage sur Crites dans cet article. Ce républicain de 33 ans, qui avoue avoir voté et milité pour Hillary Clinton, a dû fermer sa page Facebook après avoir été inondé de messages de partisans de Trump le traitant de «brute», de «complice» et d'«assassin» à la solde de la candidate démocrate.

«Prenez ce qui m'est arrivé ce soir comme un exemple classique d'incitation à la violence par un dictateur - contre son propre frère républicain avec une simple affiche», avait écrit Crites sur sa page Facebook avant que celle-ci ne disparaisse.