Jared Kusher s'est vu confier des dossiers très importants par Donald Trump, dont il est à la fois le gendre et un conseiller. Il est notamment devenu un personnage incontournable en ce qui a trait aux relations entre les États-Unis et la Chine.

Publié le 14 mars 2017
Richard Hétu

Aussi faudrait-il ranger parmi les conflits d'intérêts réels cet accord généreux que la famille de Kushner est sur le point de conclure avec une société chinoise regroupant des familles importantes du Parti communiste chinois.

Selon Bloomberg et le New York Times, le groupe Anbang Insurance s'apprête à verser 400 millions de dollars à la famille Kushner dans le cadre d'une entente qui lui permettra de jouer un rôle de premier plan dans la transformation du 666 Fifth Avenue, une tour qui a donné des maux de tête financiers au clan Kushner.

Une fois rénovée, la tour pourrait valoir 7 milliards de dollars, un montant record pour une propriété à Manhattan.

En acceptant son rôle de conseiller du président, Jared Kushner a transféré ses actifs au sein de l'entreprise familiale à son frère et à une fiducie contrôlée par sa mère. Les spécialistes des questions éthiques ont jugé nettement insuffisante cette façon de composer avec le problème des conflits d'intérêts potentiels.

Qu'à cela ne tienne : dans le tourbillon d'affaires qui perturbe le début du mandat de Donald Trump à la Maison-Blanche, le généreux cadeau des Chinois à la famille du gendre du président risque de passer quasiment inaperçu. Comme plusieurs autres exemples de conflits d'intérêts dont je n'ai moi-même pas parlé au cours des dernières semaines.