À moins de trois semaines des Jeux olympiques de Pékin, c'est le genre de publicité dont le régime se serait bien passé: lundi matin, deux explosions ont fait deux morts et 14 blessés dans des autobus à Kunming, dans le sud-ouest du pays. Un acte de «sabotage», disent les policiers.

Stéphane Paquet

«Sabotage» par qui? C'est la question que tout le monde se pose, 24 heures plus tard. Déjà, selon ce que rapporte ce matin le quotidien Xinjing Ba, les policiers seraient sur la piste de deux hommes dans la trentaine, qu'ils refusent d'identifier.

La première des deux explosions s'est produite vers 7h10, dans le bus numéro 54. «Il y avait seulement une dizaine de personnes dans l'autobus, raconte une femme d'une quarantaine d'années qui se trouvait à bord. Tout à coup, il y a eu une explosion, près du chauffeur. J'ai perdu l'usage de l'ouïe et suis tombée inconsciente. Quand j'ai repris mes sens, presque tous les sièges étaient détruits.»

Selon l'agence officielle Xinhua, les explosifs utilisés étaient à base de nitrate d'ammonium. Des spécialistes du ministère de la Sécurité publique ont été dépêchés de Pékin pour faire progresser l'enquête.

Les policiers sont aussi plus présents dans les gares du Yunnan, une province voisine du Tibet où près de la moitié de la population fait partie d'une minorité. Des chiens renifleurs tentent aussi de trouver de nouveaux explosifs.

Le Sud agité

Pas plus tard que samedi dernier, deux manifestants sont morts dans cette même province du Yunnan dans des affrontements avec les policiers. Les cultivateurs en ont contre le prix fixé par le gouvernement pour leur production de caoutchouc. Pas moins de 41 policiers ont été blessés dans la manifestation qui a attiré 400 personnes.

Jeudi dernier, toujours dans le sud du pays, dans la province du Guangdong, une centaine de personnes ont affronté des policiers. Les manifestants contestent la version policière selon laquelle un motard serait mort dans un accident de la route. Selon eux, il aurait plutôt été battu par des agents de sécurité.

La semaine précédente, il y a aussi eu une émeute de travailleurs migrants dans la province du Zhejiang.

Il y a moins d'un mois, quelque 30 000 personnes ont incendié un poste de police dans la province du Guizhou. Encore là, c'est le travail des policiers qui a été pris à partie.

Enfin, en mai, trois personnes sont mortes à Shanghai dans une explosion dans un bus. L'origine de la déflagration était liée à la présence de liquides inflammables, mais les policiers sont demeurés peu bavards.

Cette grogne, plus importante que par le passé, force Pékin à se mettre à l'écoute des masses. Le pouvoir central a même ordonné que des sondages soient faits auprès d'employés et de membres du Parti communiste avant d'offrir une promotion à quelqu'un. L'objectif est de faire en sorte que les promus se soucient également de la base et non seulement de plaire à leurs supérieurs.

Le Sud agité

Pas plus tard que samedi dernier, deux manifestants sont morts dans cette même province du Yunnan dans des affrontements avec les policiers. Les cultivateurs en ont contre le prix fixé par le gouvernement pour leur production de caoutchouc. Pas moins de 41 policiers ont été blessés dans la manifestation qui a attiré 400 personnes.

Jeudi dernier, toujours dans le sud du pays, dans la province du Guangdong, une centaine de personnes ont affronté des policiers. Les manifestants contestent la version policière selon laquelle un motard serait mort dans un accident de la route. Selon eux, il aurait plutôt été battu par des agents de sécurité.

La semaine précédente, il y a aussi eu une émeute de travailleurs migrants dans la province du Zhejiang.

Il y a moins d'un mois, quelque 30 000 personnes ont incendié un poste de police dans la province du Guizhou. Encore là, c'est le travail des policiers qui a été pris à partie.

Enfin, en mai, trois personnes sont mortes à Shanghai dans une explosion dans un bus. L'origine de la déflagration était liée à la présence de liquides inflammables, mais les policiers sont demeurés peu bavards.

Cette grogne, plus importante que par le passé, force Pékin à se mettre à l'écoute des masses. Le pouvoir central a même ordonné que des sondages soient faits auprès d'employés et de membres du Parti communiste avant d'offrir une promotion à quelqu'un. L'objectif est de faire en sorte que les promus se soucient également de la base et non seulement de plaire à leurs supérieurs.

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