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Une nouvelle fin pour The F Word

Lorsque la comédie romantique tournée au Canada The F Word (Et si... (Photo: fournie par eOne/Séville)

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La Presse Canadienne
Toronto

Lorsque la comédie romantique tournée au Canada The F Word (Et si jamais) prendra l'affiche vendredi, elle se terminera sur une tout autre fin que celle qu'avaient vue les cinéphiles du Festival international du film de Toronto l'an dernier.

La vedette du film, Daniel Radcliffe, admet qu'il s'est d'abord senti tout drôle lorsqu'il a eu à tourner la nouvelle conclusion, mais qu'après l'avoir vue lors d'une projection à Toronto, il en est satisfait.

Radcliffe tient le rôle de Wallace, un rédacteur technique de Toronto, qui se lie d'amitié avec la séduisante dessinatrice d'animation Chantry (Zoe Kazan). Adam Driver et Mackenzie Davis interprètent leurs amis, Megan Park joue la soeur toujours franche de Chantry et Rafe Spall est son copain.

Lorsque The F Word a été présenté pour la première fois au festival torontois, CBS Films en a fait l'acquisition tout en demandant que la fin raconte davantage une histoire, selon le réalisateur montréalais Michael Dowse.

Après avoir testé le film dans différents marchés, le scénariste torontois Elan Mastai et lui en sont venus à la conclusion que les gens préféreraient que l'histoire se termine sur une note plus concrète.

Dowse considérait qu'obtenir davantage de financement pour tourner des scènes additionnelles lui donnerait «l'occasion d'améliorer le film», qui a été nommé pour plusieurs prix Écrans canadiens.

«Je crois que les gens s'attachent tellement aux personnages qu'ils veulent savoir ce qui leur arrive et qu'ils se sont sentis floués par la fin ouverte du film qui ne leur permettait pas de savoir exactement ce qui se passait», a expliqué le réalisateur derrière le film de hockey de 2011 Goon et la série de comédies Fubar.

«Ils ne veulent pas de zones grises en guise de conclusion, ils veulent savoir exactement ce qui s'est passé et c'est ce que nous avons tenté de leur donner.»

Sans trop en révéler, on peut dire que la nouvelle fin a lieu 18 mois après la conclusion originale.

Réunir les acteurs à nouveau pendant deux week-ends pour tourner les nouvelles scènes, en novembre dernier, n'«a pas été facile», admet Dowse.

«Les acteurs n'étaient pas tous disponibles et nous avons dû user de créativité en tournant une partie des conversations un week-end et l'autre partie le week-end suivant pour que tout fonctionne.»

«Je ne sais pas si je devrais le révéler, mais je vais le faire de toute façon: dans ma scène avec Adam Driver et Mackenzie (Davis), nous n'étions pas ensemble, raconte Daniel Radcliffe. Ils l'ont tournée la veille et nous avons fait ma partie de la conversation le lendemain lorsque je suis arrivé.»

Ce n'était par ailleurs pas la première fois que l'interprète de Harry Potter devait modifier la fin d'un film.

«Nous avions tourné une fin très sombre pour le quatrième Harry Potter, puis nous en avons tourné une nouvelle, se remémore l'acteur londonien. La finale était encore sombre, mais je crois qu'ils voulaient qu'elle laisse un peu d'espoir, alors que la scène originale était très pessimiste.»

La conclusion n'a cependant pas été le seul changement qu'ont dû faire les cinéastes de The F Word.

La Motion Picture Association of America (MPAA) souhaitait apposer au film une cote de PG-13, ce qui nécessitait un changement de titre, le «F-Word» étant habituellement utilisé en référence à un juron en anglais. Le film s'appelle donc What If aux États-Unis, même si les cinéastes affirment que le «F» du titre original référait en fait au mot «Friends» (amis).

Dowse n'était cependant pas offusqué par le changement et comprend que la MPAA «avait de bonnes raisons» de l'exiger. Il s'est malgré tout montré heureux que le distributeur canadien eOne ait choisi de conserver le titre original.

«Le fait qu'il y ait deux titres, je crois que c'est un autre aspect qui fait jaser les gens et que ça attire davantage l'attention sur le film, d'une étrange façon», avance-t-il.




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