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The Grand Budapest Hotel: Wes Anderson agrandit sa «famille»

Le réalisateur Wes Anderson... (Photo: Reuters)

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Le réalisateur Wes Anderson

Photo: Reuters

Romain Raynaldy
Agence France-Presse
Los Angeles

Le cinéaste américain Wes Anderson retrouve sa «famille» d'acteurs fétiches pour son dernier opus, The Grand Budapest Hotel, et y invite de nouveaux membres comme le jeune Tony Revolori, qui fait ses débuts au cinéma avec une classe de maître de rêve.

Une semaine après sa sortie en France, The Grand Budapest Hotel débarque vendredi sur les écrans nord-américains, tout auréolé de son Prix spécial du Jury au dernier festival de Berlin.

Wes Anderson, cinéaste à l'univers très codifié et immédiatement reconnaissable, est très fidèle envers sa «famille» de collaborateurs, qu'ils soient devant ou derrière la caméra.

Une famille patiemment constituée dès son premier film, Bottle Rocket (1996) et qu'il n'a cessé d'agrandir depuis, autour de ses membres fondateurs: le directeur de la photographie Robert Yeoman ou les acteurs Owen Wilson, Bill Murray, Jason Schwartzman et Luke Wilson.

Pour The Grand Budapest Hotel, son film le plus ambitieux à ce jour, le cinéaste a fait le grand écart, en réunissant l'un des acteurs les plus respectés et talentueux de sa génération, le Britannique Ralph Fiennes, et un quasi-débutant de 17 ans, l'Américain Tony Revolori.

«Une classe de maître permanente»

Ce dernier n'avait pour seule expérience que quelques courts métrages et une apparition dans un film indépendant, The Perfect Game (2009). Il a vécu le tournage avec Wes Anderson comme une classe de maître permanente. «J'ai appris de tout le monde. Et j'ai découvert comment me comporter dans l'industrie du cinéma, à un tel niveau de qualité», déclare-t-il à l'AFP.

Devant un petit groupe de journalistes à Beverly Hills, Wes Anderson a décrit l'atmosphère familiale du tournage.

«Nous étions tous ensemble dans un petit hôtel que nous avions envahi, et nous avions apporté notre cuisinier», dit-il. «C'était très confortable, un petit hôtel modeste mais formidable. D'ailleurs, nous avons fait jouer le propriétaire et sa femme dans le film».

«Je trouve simplement que c'est plus amusant d'avoir tout le monde ensemble», ajoute-t-il. Pour lui, c'est mieux que «de mettre les gens dans des camions-loges et de les voir quitter le plateau pour aller regarder la télé».

«Et je pense que les acteurs aiment ça. Il veulent se sentir impliqués», poursuit le cinéaste de 44 ans.

Tony Revolori a passé trois auditions pour décrocher le rôle. Et c'est après une rencontre avec Wes Anderson à Paris - où vit le cinéaste - qu'il a finalement été choisi pour interpréter Zero, garçon d'étage du Grand Budapest Hotel et compagnon d'infortune de Monsieur Gustave (Ralph Fiennes), l'homme aux clés d'or.

L'univers de Stefan Zweig

Le film, inspiré de l'univers de l'écrivain autrichien Stefan Zweig, s'étend de la Belle époque aux années 60, et retrace les aventures burlesques du duo Gustave-Zero, après la mort mystérieuse de l'une des richissimes clientes de l'hôtel.

Quand il a rencontré Tony Revolori, Wes Anderson avait déjà entièrement caractérisé le personnage de Zero et pouvait le décrire dans ses moindres détails.

«C'est comme s'il avait créé un costume et que vous n'aviez plus qu'à l'enfiler», remarque le jeune acteur. «Et il y a des poches partout. Alors vous vous demandez «Pourquoi y a-t-il une poche à cet endroit?». Vous interrogez (Wes Anderson) et il vous explique».

Travailler avec Ralph Fiennes a également été très formateur. Selon Tony Revolori, l'acteur britannique ne s'est jamais montré paternaliste avec son jeune partenaire. La relation maître à élèves était plutôt sous-entendue. «C'était comme s'il me disait: «Regarde-moi, sois très attentif et tu apprendras beaucoup». Et c'est ce que j'ai fait».

Parfois, le jeune acteur a ouvertement demandé conseil à son aîné, notamment pour la scène du baiser avec sa dulcinée (Saoirse Ronan) qui le stressait particulièrement. Ralph Fiennes a alors cité Sean Connery, qui déclarait à ses partenaires, avant les scènes d'amour: «Pardonnez-moi si je suis excité, et désolé si je ne le suis pas».

«Je n'ai pas dit cela (à Saoirse Ronan) mais cela m'a fait rire», remarque Tony Revolori. «J'avais besoin que quelqu'un fasse une blague sur le sujet. À partir de ce moment-là, je me suis senti à l'aise. (Ralph Fiennes) savait exactement ce dont j'avais besoin».




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