Lancé au Festival des films du monde, L'autre maison est le premier film de fiction de Mathieu Roy.

LA PRESSE

Roy Dupuis

«Le scénario de Mathieu m'a allumé dès la première lecture, mais, avant de me commettre, je tiens toujours à rencontrer le réalisateur et à discuter un bon moment avec lui. Il est important que nos visions concordent, que nous ayons des atomes crochus.»

«Là, il n'était pas du tout question de se lancer dans une imitation de Patrice [Roy, présentateur bien connu et frère du réalisateur]. J'aurais été complètement à côté de la track, de toute façon! Les événements peuvent être similaires, mais pas les personnages.»

Émile Proulx-Cloutier

«Mathieu est allé tout à l'opposé de l'image de saint qu'on donne habituellement à l'aidant naturel. C'est ce qui m'a plu. Ce n'est pas vrai que tout est facile, que tout se passe bien, qu'on est soudainement animé d'une énergie divine parce qu'un proche est malade. Ça ne se passe pas comme ça.»

«Il y a un gros fond d'amour dans ce personnage, mais aussi plein d'autres affaires par-dessus, d'autant plus que la situation fait ressortir les différends entre les deux frères. Un buffet de choses à jouer! Il y a du respect envers le sujet, mais pas de révérence, dans l'approche de Mathieu.»

Florence Blain Mbaye

Parallèlement à sa carrière de musicienne (elle est surnuméraire dans quelques orchestres), Florence Blain Mbaye poursuit sa formation en jeu au Conservatoire d'art dramatique de Montréal.

«Je dois ma présence dans ce film à un hasard heureux, explique-t-elle. Je correspondais physiquement au personnage et j'ai été convoquée pour une audition. C'est là que Mathieu m'a dit qu'il fallait aussi des talents de musicienne pour le rôle. Ah? O.K.! J'appréhendais un peu de donner la réplique à ces grands acteurs, mais on m'a accueillie magnifiquement. L'atmosphère était très familiale sur le plateau.»

Mathieu Roy

«Le festival de Bombay, qui aura lieu bientôt, est le premier festival étranger à sélectionner le film, fait remarquer le cinéaste. C'est assez étrange. Le film n'a pas marché auprès des programmateurs des grands festivals internationaux, mais le public réagit très fortement, d'une façon que je n'aurais jamais pu imaginer. Je suis heureux qu'au-delà d'un certain cercle cinéphile, cette histoire puisse atteindre les gens comme ça. Je suis très critique envers mon film, mais je me réjouis de la sincérité de l'émotion qui en émane.»