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Michel Rivard au Théâtre Maisonneuve: roi d'un soir

Il y avait dans le Théâtre Maisonneuve un... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse)

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Il y avait dans le Théâtre Maisonneuve un parfum de nostalgie parfaitement assumé, une nostalgie pas du tout gâteuse et souvent souriante, en accord avec ces chansons réconfortantes de Michel Rivard et des musiciens présents sur scène.

Photo: Olivier Pontbriand, La Presse

C'était finalement une très jolie idée de confier à Michel Rivard le soin de lancer le 15e festival Montréal en lumière, hier. Rivard qui, dans son plus récent album Roi de rien, chante Montréal comme il le faisait il y a 40 ans avec Beau Dommage dont il a repris Motel Mon Repos pour lancer la soirée.

Il y a près de deux ans, dans l'intimité de l'Astral, le grand sec était enfin revenu à ses premières amours, la chanson, après s'être éparpillé dans ses «activités parascolaires». Accompagné de son nouveau Flybin Band, enrichi de deux chanteuses dont sa fille Adèle, Rivard avait effacé le temps de ce spectacle le souvenir tristounet de celui qu'il avait donné dans un Spectrum à l'agonie en 2007. Un spectacle prometteur, avions-nous alors écrit même s'il ne nous avait servi qu'une nouvelle chanson: Roi de rien, justement.

Hier soir, pendant qu'Adèle chantait dehors avec Louis-Jean Cormier, les éléments les plus réjouissants du concert de mai 2012 étaient au rendez-vous, au service des nouvelles chansons de Rivard. Nouvelles certes, mais suffisamment fortes pour alimenter presque totalement la première partie de son concert aux côtés de son Phoque en Alaska qui, libéré de son mandat habituel de chanson de rappel, revivait dans de nouveaux atours dont le dialogue de la pedal steel de Rick Haworth avec l'harmonium de Lana Carbonneau.

Nostalgie

Il y avait dans le Théâtre Maisonneuve un parfum de nostalgie parfaitement assumé, une nostalgie pas du tout gâteuse et souvent souriante, en accord avec ces chansons réconfortantes au propos pourtant pas toujours rigolo et avec des présentations plus écrites dont les flashes humoristiques de Rivard n'étaient pas absents - attendez d'entendre le monologue d'intro de Shangrila.

Il y avait surtout dans ce concert une énergie musicale riche et belle à entendre et à ressentir, aussi bien dans la première partie majoritairement acoustique, qui s'est terminée dans la superbe Avalanche, que dans la seconde, plus électrique, lancée par Le blues de la métropole jumelé à la Revolution des Beatles. Un deuxième segment dans lequel la nouvelle Vertige a pris tout naturellement sa place.

Visiblement en forme, Rivard s'est amusé, son public aussi. Quand, après la nouvelle Mélodie, il s'est lancé, entouré de ses musiciens-choristes, dans un medley apprécié: En veillant sur le perron, Only the Lonely - avec tout le faux sérieux de Rivard-Orbison et sa voix de fausset - et California Dreaming. Et quand, plus tard, il a sifflé puis chanté tout seul à la guitare acoustique la Ginette que tout le monde connaît.

C'est à regret, heure de tombée oblige, qu'il nous a fallu partir au moment où Rivard amorçait le rappel, seul au piano, avec Le retour de Don Quichotte. Ce n'est que partie remise.




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