Blonde platine, cigarette au bec, amaigrie, Alison Mosshart a enflammé la scène des Plaines dès qu'elle y a mis le pied.

Émilie Côté LA PRESSE

Possédée telle une diablesse rock, elle éclipsait totalement son collègue, Jamie Hince. En matière d'entrée en scène sulfureuse, on a rarement vu plus fébrile.

Pendant The Future Starts Slow, monsieur Kate Moss s'est imposé davantage, alors que quatre percussionnistes encerclaient les musiciens.

The Kills précédait Queens of the Stone Age sur les plaines d'Abraham au Festival d'été de Québec, hier. En grande complicité, Hince et Mosshart se sont livré un redoutable combat de guitares pendant les accords lourds et suaves de Kissy Kissy.

Ils ont beau être à 30 m l'un de l'autre, une symbiose incandescente les unit toujours sur scène. Ils ont du style, de la gueule, du sex-appeal et du sang rock plein les veines.

Les chansons du duo The Kills prennent au ventre. Les accords cérémoniaux de Satellite, la mélodie écorchée de la ballade Baby Says, la vulnérabilité de Black Balloon et le souffle suave de Tape Song; The Kills a livré le tout de façon fichtrement inspirée, hier.

Malgré la tiédeur de la foule, Jamie Hince et Alison Mosshart ont tout donné, lançant des «mercis» en français et même un «quelle ville cool vous avez». Seule la finale manquait un peu de mordant.

En salle comme tête d'affiche, ce spectacle de The Kills aurait marqué les esprits des fidèles réunis. Espérons que le duo lancera un nouvel album bientôt. Blood Pressures date de 2011.