Sur papier, il est un guitare hero touareg qui a enregistré son dernier album avec Dan Auerbach de The Black Keys et qui a changé avec des membres des Rolling Stones. Sur scène, il brûle d'intensité et de plaisir à être sur scène.

Publié le 18 juin 2013
ÉMILIE CÔTÉ LA PRESSE

Après un spectacle au Festival Nuits d'Afrique, il y a deux ans, Bombino se produisait à 19 h et 21 h aux FrancoFolies, lundi soir, avec son répertoire et les nouvelles chansons de son plus récent disque, Nomad.

À 19 h, sa prestation était surtout acoustique et plutôt relax. Un apéro parfait, invitant les spectateurs à se dénouer les épaules devant la scène extérieure de la rue Clark. C'est quand Bombino est passé en mode électrique qu'il a déployé tout son talent de guitariste virtuose et exprimé ses gestuelles corporelles typiques qui témoignent de sa fébrilité à être «possédé de» son instrument. Quel solo pendant sa chanson Azamane Tiliade. Pas étonnant que plusieurs musiciens étaient parmi les spectateurs pour voir son talent en chair en en os, dont Dumas et Fred Fortin. 

À 21 h, Bombino est remonté sur la scène derrière sa guitare électrique. De puissants solos attendaient les spectateurs.  Parfois, le guitariste ne semble plus maître de son corps. Son jeu de guitare le contrôle et devient plus grand que lui. 

Ça était un privilège de voir le bluesman nigérien du désert en plein centre-ville de Montréal avec tous ses musiciens, habillés comme lui avec les habits de touaregs du désert. Et rarement a-t-on vu un guitar hero aussi humble.