(Paris) Finie l’ère du conflit avec les autres rappeurs : la star du rap français Booba donne un rendez-vous hebdomadaire à ses cinq millions d’abonnés sur les réseaux sociaux pour les « inciter à respecter le confinement » face à la COVID-19, comme il l’a indiqué mardi sur la radio Europe 1.

Agence France-Presse

Booba, confiné à Miami, où il réside, a diffusé dimanche une première vidéo de 26 minutes intitulée Coronatime, format qu’il voudrait désormais hebdomadaire.

« On a tous un rôle à jouer, c’est un problème mondial, j’utilise mon following (audience) pour inciter à respecter le confinement », a expliqué le rappeur qui s’exprime rarement dans les médias généralistes. « Le but n’est pas de rapper, mais de faire passer une info ».

Dans sa vidéo Coronatime, on peut voir différentes images d’actualité illustrant la pandémie, le témoignage d’un « médiateur » de la ville de Nanterre en région parisienne, qui demande aux jeunes croisés dans la rue de rentrer chez eux, et un échange surprenant entre le rappeur et l’ex-patron du Renseignement intérieur français Bernard Squarcini.

Ce dernier a déclaré sur Europe 1 avoir accepté de participer en raison du message pédagogique passé par l’artiste, qui a mis de côté les poses de « rappeur rebelle ».

Pour les autres volets de Coronatime, le rappeur envisage de donner la parole à ceux qui « font partie du combat : des infirmières, des médecins ».

Fin janvier, le réseau social Instagram avait annoncé avoir supprimé définitivement le compte de Booba, estimant qu’il n’avait pas « respecté les règles de la communauté ».

Le rappeur y alimentait sa légende, entre sa vie à Miami, des photomontages par milliers, le lancement de duels avec d’autres rappeurs et le soutien à ses poulains. Il y avait notamment maintenu le suspense autour d’un éventuel nouveau combat avec le rappeur Kaaris, après une échauffourée en août 2018 à l’aéroport parisien d’Orly.