(Paris) L’artiste américain Jeff Koons a regretté les « malentendus » et les polémiques autour de son Bouquet de tulipes, œuvre monumentale qu’il a offerte à la ville de Paris après les attentats ayant secoué la capitale française en 2015, et qui sera inaugurée vendredi.

Agence France-Presse

Dans un entretien au quotidien Le Figaro, la vedette de l’art contemporain a dit avoir été « attristée » par les controverses suscitées par cette œuvre, proposée à la mairie de Paris un an après les attentats de 2015, comme un hommage aux victimes.

> Consultez l’article du Figaro : http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/jeff-koons-l-argent-ne-m-interesse-pas-en-soi-seule-m-interesse-la-possibilite-de-travailler-20190929

Et l’artiste assure qu’elles ont été nourries par « beaucoup de malentendus et de mauvaises informations », assurant notamment qu’il n’avait pas choisi lui-même l’emplacement originellement prévu pour accueillir les Tulipes, près du Trocadéro, mais qu’il n’avait fait qu’accepter l’un des lieux qui lui avaient été proposés par la mairie de Paris.

En outre, Jeff Koons rejette les attaques, reprises notamment dans une pétition de figures du milieu l’art, dénonçant ses œuvres comme l’expression d’un « art industriel, spectaculaire et spéculatif ».

« Ce n’est pas moi, ni ce que je suis, ni comme je me vois en tant qu’artiste », assure Jeff Koons, assurant que « l’art n’est pas une compétition » et que l’argent n’est pas sa motivation.

Concernant la signification du Bouquet de tulipes, il souhaite que cette œuvre dont il a donné les droits financiers à des associations de victimes des attentats et à la Ville de Paris soit un moyen « de célébrer nos valeurs communes » et de prouver que « l’amitié entre nos deux pays (France et États-Unis, NDLR) était plus forte que tout ».

Et il a souhaité en faire un symbole discret de l’absence et du vide, en hommage aux vies fauchées par les attentats de 2015. En effet, son Bouquet est incomplet : il ne compte que onze fleurs, au lieu d’une douzaine à laquelle on pourrait s’attendre. Une manière pour lui de suggérer « l’idée de la perte […], même si le bouquet veut dire mon soutien, mon réconfort aux Français ».