(New York) Les marchés boursiers, dont l’activité était réduite à l’approche des fêtes, ont terminé en hausse jeudi, les craintes autour du variant Omicron continuant de s’apaiser alors que les données économiques américaines ont été saluées.

Mis à jour le 23 déc. 2021
Agence France-Presse

Le Dow Jones a terminé sur un gain de 0,55 %, l’indice NASDAQ, à forte pondération technologique, a pris 0,85 %, et le S&P 500 a avancé de 0,62 % pour s’inscrire à 4725,79 points, un record absolu, le 68e de l’année pour l’indice élargi.

En Europe, Paris a pris 0,77 %, Londres 0,43 %, Francfort 1,04 % et Milan 0,70 %, enchaînant une troisième séance de hausse.

Les marchés américains seront fermés vendredi, tout comme Francfort et Milan en Europe, tandis que Paris et Londres ne seront ouverts que pour une demi-séance.  

« De nouvelles études sur le variant Omicron apportent un certain apaisement dans le négoce d’avant Noël », note Andreas Lipkow, analyste chez Commerzbank

Les infections par le variant Omicron de la COVID-19 sont moins susceptibles de provoquer des hospitalisations, par comparaison avec le variant Delta, selon des études préliminaires réalisées au Royaume-Uni.  

« Omicron ressemble davantage à une perturbation de court terme des perspectives économiques qu’à un vent destructeur », synthétise Edward Moya, analyste d’Oanda.

L’indice VIX, qui mesure la volatilité des marchés et la nervosité des investisseurs, est tombé jeudi à son plus bas niveau depuis mi-novembre.

« Des données macroéconomiques positives ont contribué à l’humeur du marché et poussé les actions », ont souligné, dans une note, les analystes de Schwab.

Ils faisaient notamment référence aux inscriptions hebdomadaires au chômage, à un niveau toujours très bas, et aux commandes de biens durables pour novembre supérieures aux attentes.

Bien qu’inférieure au mois précédent (+1,4 %), l’augmentation des dépenses des ménages en novembre est ressortie conforme aux attentes, à 0,6 %.

Cette image d’une économie américaine toujours en croissance soutenue a été quelque peu ternie par l’indice PCE, indicateur d’inflation très suivi, qui a progressé en novembre de 5,7 % sur un an, soit son rythme le plus élevé depuis 1982.

Ryanair double ses pertes, l’aviation regarde l’avenir

L’action de la compagnie aérienne irlandaise Ryanair a avancé à la Bourse de Dublin (+0,42 % à 15,63 euros). Les perspectives de reprise des déplacements, avec l’atténuation des craintes sur Omicron, ont dépassé l’impact de l’annonce d’une prévision de pertes doublées en 2021 à cause de la forte réduction des réservations pour les vacances de fin d’année, en raison du variant.

Le secteur de l’aérien était bien orienté jeudi : l’action Lufthansa, qui a supprimé 10 % de ses vols durant l’hiver à cause d’Omicron, prenait 0,98 % à 6,29 euros, et IAG de 2,11 % à 144 pence.

À New York, Boeing est monté (+1,25 % à 204,22 dollars) après la publication mercredi par le régulateur américain de l’aviation civile (FAA) de propositions de modification de certains modèles 777, cloués au sol depuis un incident de vol survenu en février.

Crocs dérape

Le fabricant de sabots en plastique Crocs a dérapé (-11,63 % à 123,53 dollars) après avoir annoncé l’acquisition de la marque de chaussures multi-usages Hey Dude pour 2,5 milliards de dollars, soit plus d’un tiers de sa propre capitalisation.

Le repli brutal du titre s’explique, pour partie, par le fait que Crocs va émettre pour 450 millions de dollars d’actions nouvelles pour financer une partie de cette acquisition.

Du côté du pétrole, de l’euro et du bitcoin

Les cours du pétrole ont connu une troisième séance de hausse consécutive jeudi, toujours soutenus par la dissipation d’une partie des craintes associées au variant Omicron, mais aussi des tensions sur l’offre.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, le plus échangé à Londres, a pris 2,07 % pour terminer à 76,85 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour la même échéance, a gagné 1,41 % et clôturé à 73,79 dollars.

Après un début de semaine haussier, l’euro se stabilisait (+0,02 %) à 1,132 8 dollar.

Le bitcoin a pris 3,52 % à 50 847 dollars, repassant pour la première fois depuis dix jours au-dessus du seuil de 50 000 dollars.