(Paris) Les Bourses européennes ont terminé en petite hausse lundi, à l’issue d’une séance où plusieurs ont atteint des sommets, tandis que Wall Street était sur la réserve, à la veille d’une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Agence France-Presse

Après des sommets atteints dans la matinée à Paris, Londres et Francfort, l’Europe a terminé sur une note plutôt positive. Paris a fini en hausse de 0,24 %, Londres de 0,18 % et Milan de 0,16 %. Seule Francfort a terminé en légère baisse de 0,13 %.

À la Bourse de New York, les indices principaux évoluaient en ordre dispersé, le Dow Jones baissait de 0,68 %, tout comme le S&P 500 (-0,24 %). Le NASDAQ gagnait lui 0,42 %.

« Les indices américains marquent le pas après des progressions significatives », explique Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

Les investisseurs se mettent également en retrait avant la réunion de politique monétaire de la Banque centrale américaine, la Fed, qui se tiendra mardi et mercredi.  

Si l’inflation est au cœur des débats, il en faudra plus pour décider celle-ci à réduire son soutien à l’économie, à commencer par une amélioration plus nette du côté de l’emploi.

« On pense que la Fed commencera à préparer les marchés à une politique monétaire plus restrictive », qui n’arrivera pas avant septembre, selon Daniel Larrouturou.  

Les consommateurs américains anticipent par ailleurs que les prix vont continuer à grimper aux États-Unis dans l’année à venir, selon un indice de la Fed mesurant leurs attentes quant à l’inflation, qui a grimpé en mai à un plus haut historique.

Les taux sur le marché obligataire s’appréciaient nettement. Le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans était ainsi de 1,50 % vers 13 h 30.  

Les loisirs en berne

Les valeurs du tourisme et de l’hôtellerie-restauration sont restées dans le rouge à Londres. Le groupe de transport aérien IAG a chuté de 4,17 % à 194,72 pence, Intercontinental Hotels a cédé 1,60 % à 5038,00 pence, le voyagiste TUI a reculé de 2,30 % à 411,90 pence et Restaurant Group a lâché 4,34 % à 123,40 pence.

Le premier ministre britannique a annoncé lundi, après la clôture, repousser de quatre semaines la levée des dernières restrictions instaurées en Angleterre, en raison d’une poussée de cas liée au variant Delta, initialement apparu en Inde.

Les pétrolières carburent

Les titres liés aux matières premières profitaient de la forte hausse des cours du brut, qui ont entamé la semaine sur de nouveaux records grâce au redémarrage anticipé de la demande. TotalEnergies a gagné 1,38 % à 40,89 euros, CGG est monté de 4,22 % à 0,99 euro.  

À Londres, Royal Dutch Shell a gagné 2,50 % à 1393,60 pence et BP 1,88 % à 330,40 pence.

Musk fait monter Tesla et le bitcoin

Elon Musk, le patron du fabricant américain de véhicules électriques Tesla (+0,75 % à 614,29 dollars) a indiqué dimanche que l’entreprise accepterait de nouveau les paiements en bitcoins quand la devise virtuelle serait moins polluante.

Dans le sillage de cette annonce, le cours du bitcoin a bondi ce week-end. Lundi, vers 17 h 30 GMT, il montait de 2,30 % à 40 165 dollars.

Les renouvelables montent à Francfort

Le groupe en partie dédié aux énergies renouvelables Siemens Energy (+4,26 % à 25,43 euros) et le fabricant d’éoliennes Nordex (+7,57 % à 18,18 euros) ont profité de l’élan politique dans la lutte contre le réchauffement climatique insufflé ce week-end lors du G7.

Teamviewer bondit

À Francfort, le titre Teamviewer, logiciel de gestion d’ordinateur à distance, est monté de 5,85 % à 32,39 euros après l’annonce d’un partenariat avec le géant des progiciels SAP (+1,34 % à 119,92 euros).

Du côté du pétrole et de l’euro 

Les prix du pétrole poursuivaient sur leur lancée haussière.

Vers 13 h 30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août gagnait 0,30 % à 72,89 dollars à Londres après être monté jusqu’à 73,64 dollars, un plus haut depuis mai 2019.

À New York, le baril de WTI pour le mois de juillet progressait de 0,20 % à 71,05 dollars. Il a atteint jusqu’à 71,70 dollars, une première depuis octobre 2018.

L’euro se reprenait très légèrement face au billet vert (+0,09 % à 1,2122 dollar pour un euro).