(New York) La Bourse de New York a nettement rebondi jeudi après trois séances de pertes et une frayeur de courte durée sur la future normalisation de la politique monétaire de la Fed.

Agence France-Presse

L’indice Dow Jones a progressé de 0,56 % à 34 084,15 points. Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a grimpé de 1,77 % 13 535,74 points. L’indice élargi S&P 500 a gagné 1,06 % à 4159,12 points.

La veille, après la parution du procès-verbal d’une réunion de la Banque centrale américaine (Fed) selon lesquelles certains membres du Comité se demandent s’il ne serait pas temps d’envisager une normalisation monétaire, les indices avaient terminé dans le rouge pour la 3e séance d’affilée.

« Je pense évidemment que si la Fed ralentit ses achats d’obligations, nous pourrions avoir un caprice sur le marché », estimé Maris Ogg, de Tower Bridge Advisors.

Alors que la Banque centrale maintient des taux proches de zéro et achète 120 milliards de dollars d’actifs par mois pour soutenir l’activité, certains de ses responsables ont lancé le débat sur la nécessité de bientôt envisager de réduire ces injections de liquidités si l’économie américaine continue de s’améliorer à ce rythme.

« À quel point l’économie doit-elle être plus forte avant que la Fed ne s’en aperçoive et modifie sa politique de facilité », s’est encore interrogée la gestionnaire de portefeuille qui semblait toutefois optimiste sur le fait que « peut-être le marché reconnaît que c’est inévitable ».  

« Le fait de ramener un peu les taux vers le niveau normal pourrait ne pas trop nuire à l’état du marché », a-t-elle espéré estimant qu’il y avait « des chances pour que la décision de la Fed soit déjà prise en compte » dans les cours.

Tous les secteurs du S&P 500 étaient dans le vert, sauf celui de l’énergie en léger repli dans le sillage du recul des cours du brut.

Les indices étaient solidement tirés par les technologies de l’information (+1,87 %), la communication (+1,68 %) et l’immobilier (+1,34 %).  

Les nouvelles macro-économiques étaient mitigées avec des demandes hebdomadaires d’allocations chômage en repli à 444 000, mieux que prévu, contre 478 000 au cours de la première semaine de mai.  

Mais l’activité manufacturière dans la région de Philadelphie (nord-est des États-Unis) a fortement ralenti en mai après un plus haut atteint en avril, affectée notamment par les difficultés d’approvisionnement pour certains composants, selon l’indice de l’antenne locale de la Banque centrale américaine (Fed).

L’indice a perdu 19 points pour s’établir à 31,5 points en mai contre 50,2 points en mars. C’est inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 42 points.

Les taux sur les bons du Trésor à 10 ans se sont nettement redressés à 1,6267 % contre 1,6710 % mercredi.

Le fabricant suédois de lait d’avoine Oatly a vu son action décoller de près de 19 % à 20,20 dollars à l’occasion de son entrée à la Bourse de New York.

La plateforme d’échanges de cryptomonnaies Coinbase qui avait perdu presque 6 % la veille dans le sillage de la chute du bitcoin, a gagné 3,83 %.