(Londres) Les cours du brut avançaient mercredi vers des prix plus vus depuis mars, les investisseurs misant sur l’avancée des campagnes de vaccination et les estimations des stocks de brut aux États-Unis attendus en baisse plus tard dans la journée.

Agence France-Presse

Vers 5 h 50, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 69,72 dollars à Londres, en hausse de 1,22 % par rapport à la clôture de mardi.

Le contrat de référence du brut européen s’est arrêté plus tôt dans la séance à quelques cents de la barre des 70 dollars, à 69,89 dollars, une première depuis le 15 mars.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de juin gagnait 1,14 %, à 66,44 dollars, peu après avoir atteint 66,62 dollars, un prix plus vu depuis le 8 mars.

« La vaccination aux États-Unis et en Europe nourrit l’espoir d’un retour à la normale de la demande dans les plus grandes économies du monde », a indiqué Avtar Sandu, analyste de Phillip Futures.

Plus d’un quart de la population de l’Union européenne a reçu au moins une dose de vaccin anti-COVID-19, a salué mardi la Commission européenne.

Le marché attend mercredi les données sur les stocks de pétrole brut aux États-Unis, publiées par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) plus tard dans la journée.

Mardi, la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier aux États-Unis, l’American Petroleum Institute (API),  aux estimations jugées moins fiables, a indiqué que ceux-ci avaient chuté de 7,69 millions de barils dans le pays la semaine passée.

Selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg, les données publiées par l’EIA sont également attendues en baisse « mais dans une moindre proportion, de 2 millions de barils.

Ce qui laisse anticiper une » reprise de la consommation de carburant et d’énergie aux États-Unis et en Europe pendant les mois d’été «, selon Stephen Brennock, de PVM.