(Tokyo) Les grandes places boursières asiatiques ont eu le vent en poupe mardi, Hong Kong grimpant au plus haut depuis plus d’un an grâce à de massifs investissements de Chine continentale et Tokyo rebondissant, portée par la recherche de bonnes affaires.

Publié le 19 janv. 2021
Agence France-Presse

L’indice Hang Seng de Hong Kong a bondi de 2,70 % à 29 642,28 points, retrouvant un niveau plus vu depuis mai 2019.  

L’indice de l’ancien territoire britannique voit affluer depuis fin décembre des investissements en provenance de Chine continentale visant en particulier les actions de sociétés qui ont vu leurs cours plonger après leur inscription sur une liste noire américaine.

Cette mesure signifie que les investisseurs aux États-Unis ne pourront plus acheter les titres concernés et devront même s’en défaire à moins que le futur président Joe Biden ne fasse marche arrière.  

En Chine continentale, l’indice composite de Shanghai a par contre lâché 0,83 % à 3566,38 points et celui de Shenzhen 0,96 % à 2378,65 points.

À Tokyo, l’indice Nikkei est reparti de l’avant après deux séances dans le rouge, grimpant de 1,39 % à 28 633,46 points alors que les investisseurs étaient à l’affût de bonnes affaires. L’indice élargi Topix a lui progressé de 0,56 % à 1855,84 points.

Les valeurs nippones « ont rebondi après deux jours de baisse, ce qui montre la force actuelle du marché », a déclaré à l’AFP Toshikazu Horiuchi de IwaiCosmo Securities.

Au Japon, les investisseurs surveillaient également le front des vaccins contre la COVID-19, alors que Taro Kono, l’un des ministres les plus en vue du gouvernement nippon, a été chargé lundi de coordonner la campagne de vaccination, qui ne devrait cependant pas commencer avant fin février.

Le marché tokyoïte surveille dans quelle mesure la distribution de ces vaccins « pourra se faire rapidement et sans obstacle » au Japon, a ajouté M. Horiuchi.

Du côté des valeurs

CHINA MOBILE : l’opérateur de téléphonie China Mobile, qui a été banni de la Bourse de New York à la suite de son inclusion sur la liste noire du Département de la Défense américain, a vu son titre progresser de 1,42 % à Hong Kong.

NISSAN CONFIANT : le constructeur automobile japonais Nissan (+3,91 % à 544,3 yens) s’apprête à embaucher le personnel qu’il emploie actuellement au Japon via des contrats à durée limitée et à abolir ceux-ci, a rapporté l’agence Bloomberg lundi. La mesure, qui devrait concerner environ 800 personnes, est vue comme un signe de confiance dans l’avenir du partenaire de Renault, qui œuvre par ailleurs à la diminution de ses coûts fixes.

TENCENT RESPIRE : le géant technologique chinois Tencent, dont l’inclusion sur la liste noire du Département de la Défense américain a été un temps envisagée avant d’être écartée, a repris son souffle (-0,3 %) mardi à la Bourse de Hong Kong, alors que son titre signe depuis début janvier une envolée de 16 %.

Du côté des devises et du pétrole

Le yen baissait nettement face au billet vert, à raison d’un dollar pour 104,01 yens vers 9 h 30 GMT contre 103,69 yens lundi à 16 h.

La devise nippone perdait également du terrain vis-à-vis de l’euro, lequel valait 125,99 yens contre 125,23 yens la veille.

L’euro valait 1,2114 dollar, contre 1,2077 dollar lundi à 16 h.

Le marché du pétrole était en hausse, après avoir été freiné la veille par un regain de vigueur du dollar et l’attente d’éléments sur la future politique américaine vis-à-vis de l’Iran.

Vers 4 h 20 le prix du baril américain de WTI prenait 0,61 % à 52,41 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 0,24 % à 55,23 dollars.