(New York) Les cours du pétrole ont baissé lundi à l’issue de la première journée d’une réunion cruciale de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses partenaires, qui doivent décider de l’avenir de leurs quotas de production.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier, dont c’était le dernier jour de cotation, a perdu 1,22 %, à 47,59 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance a cédé 0,4 % à 45,34 dollars.

Sur l’ensemble du mois de novembre, Brent et WTI ont cependant grimpé de 27 %.

L’OPEP et ses dix alliés, réunis au sein de l’OPEP+, ont décidé d’ajourner leurs discussions autour de leur accord de réduction de la production et de reprendre leur sommet virtuel mardi.

De nombreux observateurs s’attendaient à ce que le cartel prolonge ses quotas décidés en avril, qui le conduisent à retirer actuellement 7,7 millions de barils par jour (mbj) et sont censés être révisés à-5,8 mbj à partir de janvier.

Cette mesure avait été prise afin d’endiguer la chute des cours liée à la baisse de la demande, dévastée par les mesures de confinement et la limitation des déplacements pendant la pandémie.

« La plupart des investisseurs pensaient que le report de l’augmentation de la production de l’OPEP était une affaire conclue, qui devait seulement être formalisée aujourd’hui. La réalité est loin d’être aussi limpide », explique Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad.

« Ce qui est clairement apparu, c’est que certains membres de l’OPEP ne sont pas enchantés par la perspective (de reporter la hausse des quotas, NDLR), ayant toujours de la rancune envers leurs alliés qui traînent des pieds et n’ont pas réduit leur production autant qu’ils l’avaient promis », ajoute M. Tonhaugen.

Une prolongation d’au moins trois mois des niveaux actuels de production reste toutefois l’option la plus probable aux yeux des analystes du marché.

« Quand la Russie et l’Arabie saoudite se mettent d’accord — ce qui semble être le cas pour le moment — ils arrivent généralement à convaincre leurs alliés de l’OPEP+ de suivre une direction commune même si les réunions s’éternisent jusque tard dans la nuit. Cela pourrait être le cas mardi », prévient M. Tonhaugen.