(Londres) Les prix du pétrole ont effacé mercredi une bonne partie de leurs gains du début de séance, notamment le WTI, après l’annonce par le gouvernement américain d’une baisse des stocks aux États-Unis moindre qu’attendu.

Agence France-Presse

Vers 11 h 05, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 62,99 dollars à Londres, en hausse de 0,95 % par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril américain de WTI pour livraison en août gagnait 13 cents, à 56,38 dollars, vers 11 h 20 sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX).  

Le Brent et le WTI étaient en hausse d’environ 1,6 % et 1,5 % avant que l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) ne publie ses données hebdomadaires sur l’état des stocks du pays.

Pour la semaine achevée le 28 juin, les réserves de brut des États-Unis ont ainsi reculé d’1,1 million de barils, tandis que les analystes tablaient sur une diminution de 3 millions de barils pour le brut.

Les stocks d’essence ont également diminué moins que prévu avec 1,6 million de barils en moins tandis que les stocks d’autres produits distillés ont progressé de 1,4 million de barils.  

Mardi, les cours du Brent et du WTI avaient respectivement perdu 4,1 % et 4,2 %.

Cette chute était due à « la faiblesse persistante des données économiques mondiales et des tensions commerciales grandissantes entre les États-Unis et l’Union européenne », avait résumé plus tôt dans la journée Benjamin Lu, analyste pour Phillip Futures.

Ces derniers jours, plusieurs indicateurs économiques décevants ont été publiés et les États-Unis ont annoncé lundi le lancement de consultations en vue d’imposer à l’Union européenne de nouvelles taxes notamment sur des fromages et whiskies européens.

Le pétrole avait pourtant bien débuté la semaine, dopé par l’annonce d’un accord russo-saoudien pour prolonger l’accord de réduction de la production, conclu par les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs partenaires. L’extension de l’accord a été formellement décidée mardi.

Mais cette décision, en théorie plutôt favorable aux prix de l’or noir, « masque une triste vérité », selon Stephen Brennock, analyste pour PVM, notamment le fait que « le marché du pétrole reste excédentaire et doit encore être équilibré ».