La Bourse de Toronto a clôturé mercredi sur une perte de plus de 100 points, après que le président de la Réserve fédérale des États-Unis, Ben Bernanke, eut affirmé devant le Congrès que les perspectives économiques de son pays demeuraient «inhabituellement incertaines».

Kristine Owram LA PRESSE CANADIENNE

L'indice composé S&P/TSX a lâché 116,55 points pour terminer la séance à 11 513,33 points.

M. Bernanke a indiqué que la Fed était «prête à mettre en place de nouvelles politiques si nécessaire» pour empêcher la reprise de dérailler.

Il a en outre affirmé que la faiblesse historique des taux d'intérêt était toujours nécessaire pour stimuler l'économie, en plus de réitérer son engagement à les garder à ce niveau pour une «période prolongée».

Les actions canadiennes du secteur de la finance ont retraité de 1,9 pour cent à la suite du témoignage de M. Bernanke. L'action de la Banque Scotia (TSX:BNS) a notamment perdu 1,07 $ à 50,01 $.

La reprise au sud de la frontière a perdu de son élan ces derniers temps, et les craintes de la voir s'interrompre prennent de l'ampleur. Les dépenses des consommateurs et des entreprises stagnent, le marché de l'habitation est immobile et le taux de chômage est près de 10 pour cent, ce qui a lourdement pesé sur Wall Street, déjà affaibli par la crise de la dette souveraine en Europe.

En comparaison, la reprise canadienne semble bien engagée, avec une solide croissance du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre et une robuste création d'emplois.

Le dollar canadien a perdu 0,26 cent US à 95,45 cents US, tandis que le cours du pétrole brut a reculé de 1,02 $ US à 76,56 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York. Le secteur de l'énergie a ainsi abandonné 1,2 pour cent.

L'administration américaine a indiqué mercredi que les réserves de brut des États-Unis avaient grimpé de 400 000 barils la semaine dernière. Ce chiffre a surpris les analystes, qui s'attendaient à un déclin de 1,6 millions de barils.

Les résultats trimestriels décevant du producteur de gaz naturel Encana (TSX:ECA) ont aussi exercé une pression sur le secteur de l'énergie. Le titre d'Encana a culbuté de 1,59 $, soit 4,6 pour cent, pour clôturer à 32,90 $, après que la société eut rapporté une chute d'un milliard $ de ses revenus pour le deuxième trimestre.

Les titres aurifères ont cédé 0,6 pour cent dans l'ensemble, le lingot d'or étant resté essentiellement inchangé, terminant la journée en hausse de 10 cents US à 1191,80 $ US l'once à New York. Le titre de Goldcorp (TSX:G) a chuté de quatre cents à 42,16 $.

Le secteur des métaux de base a gagné 1,5 pour cent, le cours du cuivre ayant bondi de 9,15 cents US à 3,09 $ US la livre à New York. L'action de Teck Resources (TSX:TCK.B) a grimpé de 83 cents à 35,14 $.

La Bourse de croissance TSXV a avancé de 2,47 points à 1365,56 points.

Sur Wall Street, les principaux indices ont retraité à la suite du discours de M. Bernanke. La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a retraité de 109,43 points à 10 120,53 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a cédé 35,16 ponts à 2187,33 points et que l'indice élargi S&P 500 a abandonné 13,89 points à 1069,59 points.

Les investisseurs tentent d'analyser l'état de l'économie à travers les résultats financiers des entreprises, mais ceux présentés au cours de la dernière semaine ne permettent pas de tirer de conclusion claire, ce qui a fait grimper la volatilité des marchés. Dans l'ensemble, les profits d'améliorent modestement, mais les ventes ne reprennent pas assez rapidement chez certaines entreprises pour convaincre les investisseurs que la reprise prend de l'ampleur.