Les travailleurs d’un centre de distribution de Metro en Ontario ont voté en faveur d’une nouvelle entente, tandis que les travailleurs d’un entrepôt Sobeys au Québec ont rejeté la dernière offre de l’épicier.

Publié le 11 avril
Brett Bundale La Presse Canadienne

Plus de 900 travailleurs du centre de distribution de Metro dans la région de Toronto ont ratifié vendredi une nouvelle convention collective de quatre ans et demi, mettant fin à une grève d’une semaine.

Le syndicat Unifor a précisé que les employés de l’entrepôt d’Etobicoke recevraient une augmentation de salaire moyenne de 15,8 % pendant la durée de la nouvelle entente de 4,5 ans.

Le syndicat a ajouté que la nouvelle convention collective comprenait également des primes de poste plus élevées pour le travail en congélateur, une progression salariale raccourcie pour atteindre l’échelon le plus élevé, des améliorations aux pensions et aux avantages sociaux et aucune concession.

« Cette convention collective permet d’obtenir le meilleur taux de rémunération maximal et la progression la plus rapide de l’industrie », a affirmé dans un communiqué la directrice régionale d’Unifor Ontario, Naureen Rizvi.

« Il ne fait aucun doute que cela élèvera la barre pour les travailleurs d’entrepôt partout en Ontario. »

De son côté, le vice-président exécutif et chef de la division de l’Ontario de Metro, Carmen Fortino, a estimé dans un communiqué que l’entreprise et le syndicat avaient conclu un accord « équitable et raisonnable » qui maintient des conditions de travail compétitives pour les employés.

La grève se poursuit à Terrebonne

Pendant ce temps, 190 travailleurs d’un centre de distribution Sobeys à Terrebonne restent en grève après avoir refusé la dernière offre de leur employeur.

Kim Bergeron, avocate et négociatrice pour le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, section locale 501, a indiqué que les travailleurs avaient voté vendredi contre une proposition d’entente de principe dans une proportion de 69 %.

Les salaires et les avantages sociaux restent le principal point d’achoppement, a-t-elle expliqué.

La porte-parole de Sobeys, Claudine Leblanc, a indiqué que l’entreprise était « surprise et déçue » que les travailleurs aient rejeté l’entente de principe recommandée par le comité de négociation.

« Nos coéquipiers de Terrebonne ont l’une des ententes les plus complètes et les plus concurrentielles au Québec », a-t-elle affirmé.

Les travailleurs reçoivent actuellement des salaires allant jusqu’à 30 $ de l’heure, et l’accord proposé comprenait des augmentations de salaire en plus de cela, a souligné Mme Leblanc dans un courriel.

« Nous continuerons à négocier avec les représentants syndicaux afin de parvenir à un accord très bientôt », a-t-elle affirmé.

Sobeys a mis en place des plans d’urgence pour s’assurer que ses clients continuent de recevoir le même service et les mêmes produits dans les magasins IGA de la province, a-t-elle ajouté.