(New York) Le groupe énergétique américain Chesapeake Energy, qui s’était placé mi-2020 sous la protection du régime des faillites après la dégringolade des prix du pétrole au début de la pandémie, a annoncé mardi avoir mené à bien sa restructuration.

Agence France-Presse

Un temps leader américain de l’exploitation du gaz de schiste, avec des opérations s’étendant du Texas à la Pennsylvanie, le groupe a « fondamentalement réinitialisé (ses) activités », a assuré son directeur général, Doug Lawler, cité dans un communiqué.  

Chesapeake Energy avait choisi de déposer le bilan en juin, quelques semaines après un effondrement des cours de l’or noir déclenché par la chute de la consommation d’énergie suite aux mesures de restrictions mises en place face à la crise sanitaire.  

Plusieurs entreprises du secteur, en particulier les petits producteurs spécialisés dans l’exploitation du pétrole et gaz de schiste, n’ont pas tenu le choc et ont déposé le bilan, comme Whiting Petroleum en mars ou Chesapeake Energy.  

« Grâce à une structure de capital et de coûts améliorée, à une approche disciplinée du réinvestissement du capital, à une base d’actifs diversifiée et à des employés talentueux, nous sommes prêts à générer des flux de trésorerie disponibles pour les années à venir », a affirmé mardi M. Lawler.  

Selon la restructuration approuvée par un tribunal des faillites, le groupe a notamment transformé 7,8 milliards de dollars de dettes en actions.

Chesapeake Energy sera de nouveau coté en Bourse à partir de mercredi sous le symbole « CHK » sur la plateforme du NASDAQ.  

Sa résurgence intervient au moment où les prix du pétrole reprennent de la vigueur : les cours des barils cotés à Londres comme à New York ont retrouvé des niveaux plus vus depuis fin janvier 2020, avant que la pandémie ne les précipite dans l’abîme.

Basé à Oklahoma City, dans le centre des États-Unis, Chesapeake Energy s’est aussi fixé de nouveaux objectifs environnementaux : il prévoit de réduire à zéro ses émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici à 2035 et d’éliminer le torchage, cette opération consistant à brûler le gaz excédentaire associé à l’exploitation du pétrole, sur tous ses nouveaux projets.

Toutes les compagnies énergétiques cotées en Bourse font actuellement face à une pression grandissante de la part d’actionnaires de plus en plus sensibles au changement climatique et elles tentent d’y répondre en affichant de nouvelles promesses.