Le projet d’exportation d’Hydro-Québec vers le Massachusetts vient d’obtenir l’autorisation du Département de la protection de l’environnement du Maine, par où transitera la future ligne de transport.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

Il s’agit d’une étape importante pour la réalisation de ce projet, mais il en reste d’autres, précise la porte-parole de la société d’État, Lynn St-Laurent. Hydro-Québec et son partenaire Central Maine Power ont aussi besoin du feu vert de l’Army Corps of Engineers et du permis présidentiel délivré par le Département américain de l’énergie. Des autorisations municipales et celle de l’ISO New England sont aussi attendues.

Surtout, le projet d’Hydro-Québec doit faire face à un référendum à l’automne, parce que les opposants de l’État du Maine ont obtenu suffisamment d’appuis pour forcer une consultation publique.

Après un examen qui aura duré presque deux ans, le Département de la protection de l’environnement du Maine arrive à la conclusion que le projet d’interconnexion vers le Massachusetts respecte les normes établies. L’autorisation est toutefois conditionnelle à plusieurs mesures d’atténuation des impacts environnementaux.

Le projet d’interconnexion, dont le nom officiel est New England Clean Energy Connect (NECEC), permettrait à Hydro-Québec d’alimenter la région de Boston pendant une période de 20 ans et de rentabiliser une partie de ses surplus d’électricité. La ligne de transport pour transporter cette énergie doit passer par le Maine, où elle est très contestée.

La ligne aura une capacité de 1200 mégawatts et traversera le Maine sur une distance de 233 kilomètres entre la frontière du Québec et la ville de Lewiston, dans le sud de l’était, où elle rejoindra le réseau de la Nouvelle-Angleterre. Une portion de 100 kilomètres de ligne doit aussi être construite au Québec pour rejoindre la frontière du Maine.

Il s’agit d’un investissement de plus d’un milliard de dollars, qui doit rapporter des centaines de millions à Hydro-Québec pendant les 20 années de la durée du contrat. Malgré l’opposition et les délais qui s’accumulent, la mise en service du nouveau lien en prévu pour l’automne 2022.