(New York) La chaîne américaine de magasins de produits pour animaux Petco, qui profite avec la pandémie d’une augmentation des dépenses pour chiens et chats, a fait part de son intention de retourner à la Bourse de New York.

Agence France-Presse

Le dossier complet d’introduction en Bourse de la compagnie a été publié jeudi soir sur le site du gendarme américain des marchés financiers, la SEC.  

La compagnie avait démarré son processus d’entrée en Bourse début novembre suivant un dispositif lui permettant de ne pas dévoiler dès le début toutes ses informations financières.

Symbole boursier « WOOF »

Petco n’a pas précisé combien elle souhaitait lever à l’occasion de cette opération, indiquant simplement vouloir être cotée sur le NASDAQ sous le symbole « WOOF ».  

Fondé en 1965 et basé à San Diego, en Californie, le groupe gère près de 1500 magasins aux États-Unis, au Mexique et à Porto Rico ainsi qu’une plateforme en ligne. La compagnie a une présence au Canada par le truchement d'un partenariat de distribution avec la chaîne Canadian Tire.

Il bénéficie cette année de l’attrait de personnes confinées chez elles pour les animaux domestiques, le nombre de ménages possédant chiens, chats, poissons, oiseaux ou reptiles devant augmenter de 4 % cette année aux États-Unis, remarque l’entreprise.  

Cela devrait générer 4 milliards de dollars supplémentaires de demande pour les produits et services pour animaux dans le pays.

La croissance du marché, déjà alimentée depuis plusieurs années par « la tendance à l’humanisation des animaux », devrait encore s’accélérer, de 5 % par an en moyenne à 7 % jusqu’en 2024, ajoute Petco.  

De février à octobre, le chiffre d’affaires de l’entreprise a progressé de 9 %, à 3,58 milliards de dollars. La société a toutefois perdu 20 millions de dollars sur la période, après être déjà restée dans le rouge au cours des trois années précédentes.

Le groupe avait été racheté en 2016 par les sociétés d’investissement CVC et CPPIB pour 4,6 milliards de dollars aux fonds Leonard Green Partners et Texas Pacific Group (TPG). Ces derniers avaient retiré la chaîne de la Bourse en 2006, quand ils l’avaient acquise pour 1,7 milliard de dollars.

Avec La Presse