Les changements à la haute direction de la Banque Laurentienne se poursuivent et les objectifs à moyen terme de cette institution bancaire en transformation seront révisés ou remplacés.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Il faut maintenant s’attendre à ce qu’une nouvelle orientation stratégique soit établie dans les prochains mois.

Plusieurs modifications organisationnelles sont toutefois déjà apportées par cette banque dirigée depuis un peu plus d’un mois maintenant par Rania Llewellyn.

PHOTO FOURNIE PAR LA BANQUE LAURENTIENNE

La PDG de la Laurentienne, Rania Llewellyn

L’ex-PDG par intérim, Stéphane Therrien, qui a pris le relais de François Desjardins cet été, quitte la banque. Comme ce fut le cas pour François Desjardins plus tôt cette année, l’organisation indique que Stéphane Therrien, prend sa retraite de la Banque Laurentienne.

Avant de devenir PDG par intérim, Stéphane Therrien était vice-président exécutif des services aux entreprises et aux particuliers. La banque sépare maintenant les services aux entreprises et les services aux particuliers en deux unités opérationnelles distinctes.

Éric Provost, actuellement premier vice-président des services aux entreprises et président de LBC Capital, est nommé vice-président exécutif des services aux entreprises.

Les services aux particuliers incluront le réseau des succursales du Québec, les services bancaires numériques et B2B Banque.

La banque dit se lancer à la recherche d’un nouveau dirigeant des Services aux particuliers, et précise qu’il sera localisé au Québec.

En 2021, nous redéfinirons nos priorités, recentrerons nos efforts et renouvellerons la passion et la fierté de nos employés pour créer une équipe unie afin d’apporter une valeur durable à long terme à nos clients, à nos collectivités et à nos actionnaires.

Rania Llewellyn, nouvelle PDG de la Laurentienne

La Laurentienne a par ailleurs dévoilé vendredi une performance financière de fin d’exercice supérieure aux attentes même si ses profits trimestriels ont reculé sur un an.

Le bénéfice par action ajusté des mois d’aout, septembre et octobre atteint 91 cents alors que les analystes prévoyaient 73 cents par action.

La banque précise que l’incidence financière de la COVID-19 depuis le deuxième trimestre a nui à sa capacité d’atteindre la plupart de ses cibles de performance.

La direction souligne que l’augmentation des pertes de crédit attendues, attribuable principalement aux conditions économiques très difficiles, et le revenu d’intérêt moins élevé en raison d’une diminution dans certains portefeuilles de prêts ciblés ont contribué à la performance réduite, malgré l’amélioration des résultats des activités liées aux marchés qui ont mieux fait en deuxième moitié d’exercice.

Seule banque canadienne syndiquée au pays, la Laurentienne s’est lancée dans un ambitieux plan de transformation il y a cinq ans. Ce plan a orienté la banque vers le conseil financier et les services numériques. Le nombre de succursales, qui était de 150 il y a cinq ans, a depuis été réduit à une soixantaine.