(Montréal) Le producteur d’énergie renouvelable Boralex deviendra l’unique propriétaire de trois parcs éoliens en territoire québécois après avoir accepté de verser au moins 121,5 millions à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) pour racheter sa participation de 49 %.

Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Selon les modalités de l’entente annoncée vendredi, l’entreprise québécoise pourrait également ajouter 4 millions si certaines conditions sont respectées au terme de la clôture. Cette dernière est attendue à la fin du mois, une fois que les approbations habituelles auront été obtenues.

Boralex contrôlera entièrement les parcs éoliens des Moulins I et II, situés respectivement dans la MRC des Appalaches et en Gaspésie, ainsi que le parc éolien Le Plateau, en Gaspésie, qui comptent ensemble près de 130 éoliennes.

« L’exploitation de ces parcs éoliens a procuré les synergies prévues et a généré des résultats 10 % supérieurs à nos attentes en 2019 », a souligné dans un communiqué le président et chef de la direction de Boralex, Patrick Lemaire, qui tirera sa révérence à la fin de l’année pour céder sa place au vice-président et chef de l’exploitation Patrick Decostre.

Dans la foulée de l’annonce, le titre de la société québécoise a grimpé d’environ 3,3 %, ou 1,25 $, à la Bourse de Toronto, pour clôturer à 39,22 $.

Même si elle cède sa participation dans trois projets, la Caisse de dépot et placements du Québec demeurera néanmoins le plus important actionnaire de Boralex avec un bloc d’environ 17,3 %, selon la firme de données financières Refinitiv.

Hydro-Québec doit acheter l’énergie produite par ces trois parcs éoliens jusqu’en 2032 et 2033, selon les contrats en vigueur. La puissance installée de ces projets est de 296 mégawatts (MW) et la participation détenue par la CDPQ en représentait 145 MW.

Boralex avait allongé 215 millions en 2018 pour acquérir les participations de la société américaine Invenergy dans cinq parcs éoliens, dont ceux concernés par la transaction annoncée vendredi.

« Les participations minoritaires des deux autres projets sont détenues par d’autres entités que la CDPQ, a souligné l’analyste Bill Cabel, de Desjardins Marchés des capitaux, dans une note. Il est possible que Boralex souhaite maintenant mettre la main sur les 40 % manquants dans Le Plateau II (21 MW) et 50 % dans Roncevaux (75 MW). »

Présente dans les secteurs de l’énergie éolienne, hydroélectrique, thermique et solaire, Boralex a construit et exploite des sites au Canada, en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Elle a généré l’an dernier des revenus supérieurs à un demi-milliard de dollars.