L’ex-grand patron de McDonald’s a demandé à un tribunal de rejeter la poursuite intentée à son endroit par le géant de la restauration rapide en qualifiant cette démarche de « sans fondement » et « trompeuse ».

Dee-Ann Durbin
Associated Press

La multinationale établie à Chicago a déposé une poursuite contre Stephen Easterbrook dans le but de récupérer des dizaines de millions de dollars versés à ce dernier en indemnisation. McDonald’s avait congédié M. Easterbrook sans motif valable en novembre dernier quand celui-ci avait avoué avoir eu une relation inappropriée avec un membre du personnel.

Mais la compagnie a indiqué avoir mené une deuxième enquête le mois dernier après avoir reçu des informations anonymes voulant que M. Easterbrook avait une relation avec un autre employé. McDonald’s a déclaré avoir découvert depuis que Easterbrook avait eu des relations intimes avec trois membres du personnel et détruit des preuves.

Le conseil d’administration de la société a déclaré qu’il n’aurait pas permis à l’ancien chef de la direction de McDonald’s de conserver plus de 42 millions US en attributions sur des actions si ces informations avaient été révélées.

Dans un document déposé vendredi dernier auprès d’un tribunal du Delaware, M. Easterbrook a déclaré que McDonald’s avait retenu les services d’avocats externes pour enquêter sur sa conduite, notamment en interrogeant les employés et en examinant les informations électroniques, avant de donner le feu vert à son arrangement de départ.

Celui-ci estime également que l’affaire devrait être jugée dans l’État de l’Illinois et non dans le Delaware.

McDonald’s a rejeté les allégations de son ancien chef de la direction, lundi.