(Montréal) Un deuxième syndicat du Port de Montréal a annoncé samedi qu’il déclenchera une grève pour une durée « indéterminée » à compter de lundi.

La Presse canadienne

La section locale 1657 de l’Association internationale des débardeurs — vérificateurs (AID) a donné vendredi un avis de grève à son employeur, l’Association des employeurs maritimes (AEM). Celle-ci commencera lundi à 15 h.

Selon le syndicat, ses quelque 150 membres demeurent principalement préoccupés par les horaires de travail et l’avancement de la technologie dans le but d’éliminer leurs fonctions et tâches.

L’AID reproche à l’AEM d’avoir refusé de se présenter à la table des négociations depuis le 5 juillet. Elle déplore que la contre-proposition qu’elle avait présentée « n’ait pas encore reçu de réponse des représentants » patronaux.

Vendredi, le Syndicat des débardeurs du port de Montréal a lui aussi déposé un préavis de grève générale illimitée qui s’amorcera lundi. Selon ce syndicat affilié au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ce préavis est devenu nécessaire en raison des récentes modifications apportées aux conditions de travail des débardeurs par les compagnies maritimes.

Ces grèves surviennent dans la foulée d’une escalade récente des tensions entre les syndiqués et l’Association des employeurs maritimes.

Lundi dernier, un préavis patronal de 72 heures a été envoyé au syndicat pour annoncer une modification à la baisse de certaines conditions salariales prévues à la convention collective. Il était ainsi prévu que les salaires horaires des débardeurs et des hommes d’entretien qui travaillent le soir, la nuit et la fin de semaine seraient modifiés à compter de jeudi à 15 h.

Deux fois au cours des dernières semaines, le syndicat a déclenché une grève de quatre jours. Le syndicat a affirmé que depuis lundi dernier, plusieurs navires ont été détournés vers d’autres ports dont ceux de Halifax, New York et Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.