(New York) La banque américaine JPMorgan Chase a dégagé un chiffre d’affaires record au deuxième trimestre grâce notamment aux activités de courtage et de banque d’investissement, permettant ainsi d’atténuer l’effet de la pandémie qui l’a poussé à mettre de côté 8,9 milliards de dollars supplémentaires.

Agence France-Presse

Le PDG de la première banque américaine en termes d’actifs est toutefois resté prudent.  

« Malgré certaines données macroéconomiques positives récentes et une action gouvernementale importante et décisive, nous sommes toujours confrontés à une grande incertitude quant à la trajectoire de l’économie », a relevé Jamie Dimon mardi dans un communiqué.  

« Nous sommes cependant prêts à toutes les éventualités dans la mesure où notre bilan comptable nous permet de rester un port dans la tempête », a-t-il ajouté.  

La banque a notamment mis au total 10,5 milliards de dollars de côté pour couvrir les futurs défauts de paiements de ses clients.

Par rapport à l’an dernier, un peu plus de la moitié des nouvelles provisions (4,6 milliards) sont attachées à des défaillances potentielles d’entreprises tandis que 4,4 milliards sont destinés à de futurs défauts sur les crédits à la consommation.

Les mesures de restrictions imposées pendant le trimestre pour enrayer la propagation de la COVID-19 ont pesé aussi bien sur les finances de certains ménages, le taux de chômage bondissant à près de 15 % en avril, que sur la trésorerie de nombreuses sociétés.

JPMorgan Chase pour sa part a vu ses revenus bondir de 15 % à 33,8 milliards, entraînés par l’envol de 66 % à 16,4 milliards de dollars du chiffre d’affaires de sa division gérant la banque d’investissement et le courtage.

Portées par la forte volatilité ayant secoué les marchés financiers depuis le début de l’année, les revenus tirés des activités spéculatives se sont notamment envolés de 79 %.  

Le bénéfice net de la banque, lesté par les réserves provisionnées pour faire face aux défauts de paiement, a de son côté chuté sur un an de 51 % à 4,7 milliards de dollars.  

Mais par action et hors éléments exceptionnels, la référence à Wall Street, le bénéfice est ressorti à 1,38 dollar là où les analystes s’attendaient à 1,04 dollar.

L’action montait de 1,84 % dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance officielle.  

La banque prévoit de suspendre ses rachats d’action au moins jusque fin septembre.