(Washington) L’administration Trump a affirmé mercredi que les États-Unis étaient désormais en conformité avec les règles de l’OMC dans l’interminable affaire des subventions à Boeing, portée par l’Union européenne devant l’organisation internationale.

Agence France-Presse

Le Représentant au commerce – responsable des questions de commerce international – indique dans un communiqué que l’État fédéré de Washington, où se trouvent les plus importantes installations de Boeing notamment, avait aboli le 25 mars « un impôt préférentiel pour l’industrie aéronautique ».

L’Organisation mondiale du commerce avait estimé fin avril 2019, que cette taxe préférentielle contrevenait à ses règles et avait donné raison sur ce point à l’Union européenne.

Elle accusait les États-Unis de privilégier Boeing au détriment d’Airbus, le constructeur aéronautique européen et seul grand concurrent du géant américain dans l’aéronautique civile.

Après un jugement favorable de l’OMC, l’administration Trump a pour sa part imposé depuis octobre, en représailles aux subventions à Airbus, des tarifs douaniers punitifs à 7,5 milliards de dollars de produits importés (dont le vin, le fromage et les olives) à hauteur de 25 %.

En février de cette année, elle avait annoncé qu’elle relèverait en mars les taxes douanières imposées aux avions Airbus importés d’Europe pour les porter à 15 %.

« Avec l’abolition par l’État de Washington de cette réduction d’impôts relativement mineure, les États-Unis ont appliqué dans leur totalité les recommandations de l’OMC, mettant ainsi fin au différend », a affirmé Robert Lighthizer, le Représentant américain au commerce.

« Cette étape signifie que l’UE n’a aucune base légale pour prendre des mesures punitives contre des biens américains ».

Les États-Unis et l’Union européenne s’affrontent à l’OMC sur ce dossier de subventions à l’industrie aéronautique depuis un peu moins de deux décennies, chacun accusant l’autre d’aides indues qui faussent la concurrence.

« Nous allons continuer à pousser l’UE à négocier une résolution qui respecte les conclusions de l’OMC », affirme encore le Représentant au commerce.