(Washington) Plus de 350 employés des entrepôts Amazon aux États-Unis participaient mardi à un mouvement appelant à cesser le travail pour demander une amélioration des conditions sanitaires face à la COVID-19, selon le regroupement d’associations Athena, qui fait partie des organisateurs.

Agence France-Presse

« Plus de 350 travailleurs se sont désormais engagés à ne plus se rendre au travail à partir d’aujourd’hui », annonce l’organisation dans un communiqué.

« Il y a plusieurs façons » pour ces salariés de ne pas travailler, « notamment (en prenant) un congé sans solde », a précisé à l’AFP un porte-parole d’Athena.

Ces chiffres de participation sont « largement exagérés », selon Lisa Levandowski, porte-parole d’Amazon.

« Plus de 250 000 personnes sont venues travailler aujourd’hui », a-t-elle indiqué, précisant qu’Amazon juge que « les plaintes formulées par les organisateurs syndicaux sont tout simplement fausses ».

« Nous encourageons tout le monde à comparer les mesures […] prises par Amazon et la rapidité de leur mise en œuvre au cours de cette crise avec la situation d’autres détaillants », a encore déclaré cette porte-parole.

Il y a deux semaines, Amazon avait annoncé la distribution de millions de masques et la mise en place de contrôles de température sur tous ses sites américains et européens.

Mais, selon l’organisation Athena, la mise en œuvre de ces mesures « a été remise en question à plusieurs reprises par les travailleurs sur le terrain ».

Le géant américain du commerce en ligne est accusé depuis le début de la pandémie de COVID-19 de ne pas suffisamment protéger ses employés, mais aussi d’avoir, aux États-Unis, licencié des salariés qui avaient mené des mouvements de protestation.

« Les frustrations montent autour de la défaillance de l’entreprise à protéger les travailleurs et la santé publique face à l’épidémie de coronavirus », avait dénoncé Athena lundi, annonçant ce mouvement à trois jours d’une grève en ligne de codeurs et ingénieurs du groupe.

Les entrepôts et centres logistiques sont ultra-sollicités à cause des mesures de confinement destinées à enrayer la propagation du virus. Les besoins sont tels qu’Amazon a entrepris de recruter 175 000 personnes aux États-Unis.